Impôts en hausse dès juillet : la fin de l’exonération pour les plus de 80 ans

Une hausse d’impôts pour des milliers de Français à partir du 1er juillet

Un décret adopté discrètement en avril par le gouvernement va entraîner une augmentation des impôts pour plusieurs milliers de contribuables. À partir du 1er juillet, l’âge minimum pour bénéficier d’une exonération de cotisations sociales lors de l’emploi à domicile passera de 70 à 80 ans.

Actuellement, cette exonération permet aux employeurs de réduire leurs cotisations lorsqu’ils emploient une personne âgée de plus de 70 ans. Avec le nouveau décret, cette limite sera portée à 80 ans, ce qui va faire perdre cette avantage à environ 348 000 employeurs. La mesure vise une économie de 100 millions d’euros pour l’État, mais représente une charge supplémentaire pour les particuliers concernés.

Une mesure rétroactive et ses impacts financiers

Selon la Fédération des particuliers employeurs (Fepem), cette modification implique une hausse de 15 % du coût pour les employeurs concernés. Concrètement, le salaire horaire moyen d’un employé à domicile étant d’environ 14 euros, le coût pour l’employeur passera de 10,62 euros à 12,21 euros par heure, pour les personnes âgées de 70 à 80 ans.

De plus, pour ceux qui passent par un prestataire de services, cette augmentation s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2026. En revanche, pour les particuliers employant directement leurs salariés, une période de tolérance sera accordée jusqu’au 1er juillet, précise le ministère des Finances.

Un contexte démographique et ses enjeux

Le gouvernement rappelle que le critère d’âge pour bénéficier de cette exonération n’a pas été modifié depuis 1987. À cette époque, 5 millions de Français avaient 70 ans ou plus, contre 11 millions aujourd’hui. Selon lui, cette différence explique l’effet d’aubaine pour des personnes en bonne santé, mais en perte d’autonomie.

Face à cette évolution démographique, le secteur du emploi à domicile doit faire face à un besoin de recrutement massif. Selon les estimations, plus de 580 000 postes seront à pourvoir d’ici 2035, en tenant compte des départs à la retraite. La Fepem dénonce une réduction du volume horaire d’environ 12 %, ce qui menace près de 3 086 emplois en temps plein.

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