Taxer les riches ? Michel-Edouard Leclerc monte au créneau : «C’est quand même eux qui rapportent de l’argent à l’Etat»

Michel-Edouard Leclerc reconnaît l’existence d’inégalités de revenus en France, mais se montre sceptique face à une taxation ponctuelle des plus riches. Il défend plutôt la création de richesse et la transmission des entreprises sur plusieurs générations.

Taxer davantage les plus riches ne suffira pas, selon Michel-Edouard Leclerc, à régler durablement les difficultés de financement du pays. Invité sur le plateau de BFM Business, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc reconnaît d’abord «un problème d’inégalités de revenus en France». Mais il appelle à élargir la réflexion à la création de richesse et à la progression des revenus des ménages les moins favorisés. Surtout, il met en doute l’efficacité d’un prélèvement ponctuel. «Taxer les riches sur un one-shot, une fois que vous l’avez fait, ça ne finance aucune réforme structurelle».

Michel-Edouard Leclerc défend également la transmission des entreprises et se dit favorable à la loi Dutreil, tout en admettant qu’il puisse être nécessaire de «nettoyer ce qui est transmis». Il prend l’exemple de sociétés développées sur plusieurs générations : «Il n’y aurait pas Yves Rocher s’il n’y avait pas trois générations, il n’y aurait pas pâté Henaff s’il n’y avait pas trois générations». Pour lui, cette continuité familiale participe à la construction de grandes marques, alors que les réussites réalisées en une seule génération comme Doctolib, restent plus rares.

«Ça a un côté exutoire»

Le dirigeant poursuit son raisonnement en citant Bernard Arnault et François Pinault : «Vous pouvez taper Bernard Arnault ou Pinault, c’est quand même eux qui rapportent des devises». Une taxation des grandes fortunes peut, selon lui, avoir «un côté exutoire», mais «ça ne crée pas une réforme de longue durée».

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Source : Capital.fr

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