Retraite Agirc-Arrco : Comment estimer vos futurs revenus facilement

À l’approche de la retraite, de nombreux actifs cherchent à estimer leurs futurs revenus pour mieux préparer cette étape. La retraite de base, calculée à partir des salaires et des trimestres validés, diffère de la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Celle-ci repose entièrement sur les points accumulés durant la carrière professionnelle.

Depuis la fusion de l’Agirc et de l’Arrco en 2019, tous les salariés du secteur privé bénéficient d’un système uniforme. Les cotisations versées leur donnent droit à des points, qui seront convertis en pension lors du départ à la retraite. Il est important de comprendre comment ce calcul est effectué et quels éléments peuvent influencer le montant final de la pension.

Comment est calculée la retraite complémentaire Agirc-Arrco ?

Une formule simple pour une estimation

Le calcul de la retraite complémentaire repose sur une formule accessible : Nombre de points × taux de pension × valeur du point. La première composante correspond aux points accumulés tout au long de la carrière, selon les cotisations versées sur le salaire. Le second dépend de la situation au moment de la retraite : il est à 100 % si toutes les conditions du taux plein sont remplies, mais peut être réduit en cas de départ avec des trimestres manquants. La dernière composante, la valeur du point, fixée chaque année par les partenaires sociaux, permet de convertir ces points en euros.

Une valeur fixe en 2026

Pour 2026, la valeur du point Agirc-Arrco est maintenue à 1,4386 euro. Cela signifie qu’aucune revalorisation n’aura lieu cette année-là. Par exemple, un retraité disposant de 10 000 points percevra une pension brute annuelle d’environ 14 386 euros, soit environ 1 198,83 euros par mois avant prélèvements sociaux. La pension n’évoluera que si la valeur du point est revalorisée lors des négociations à venir.

Un exemple concret

Supposons un salarié ayant accumulé 20 000 points et partant à la retraite avec un taux plein. Son calcul serait : 20 000 × 1 × 1,4386 = 28 772 euros bruts par an, soit environ 2 397,66 euros par mois. Si un coefficient de minoration de 10 % s’applique en raison d’un départ sans tous les trimestres requis, la pension annuelle s’élèvera à 25 894,80 euros, soit environ 2 157,90 euros par mois. Cela montre l’impact du taux appliqué lors de la liquidation des droits.

Quels éléments peuvent faire varier le montant de votre retraite ?

Le nombre de points : une question de carrière

Chaque année travaillée permet d’acquérir de nouveaux points. Leur nombre dépend des cotisations versées sur le salaire et du prix d’achat du point, appelé aussi salaire de référence. En 2026, ce prix est fixé à 20,1877 euros. Par exemple, si un salarié verse 6 000 euros de cotisations sur une année, il obtiendra environ 297 points (6 000 ÷ 20,1877). Plus les revenus sont élevés et plus la carrière est longue, plus le total de points sera important.

Une décote peut réduire la pension

Le taux de pension dépend du respect des conditions du régime de base. En cas de départ avant l’âge du taux plein ou avec des trimestres manquants, une minoration s’applique. Par exemple, il peut y avoir une réduction de 1 % par trimestre manquant jusqu’à douze trimestres, puis 1,25 % au-delà. Avec trois trimestres manquants, la pension est calculée à 97 % du montant théorique. Avec quinze trimestres manquants, le montant peut chuter à environ 84,25 %, impactant le montant mensuel.

Des majorations possibles

Il existe aussi des dispositifs pour augmenter la pension. Les assurés ayant élevé au moins trois enfants bénéficient généralement d’une majoration de 10 %. Une autre majoration de 5 % par enfant à charge peut être accordée sous certaines conditions, notamment d’âge, d’études ou de handicap. Lors du départ en retraite, ces majorations sont automatiquement étudiées par la caisse, à condition que les justificatifs soient fournis lors de la liquidation des droits.

Laisser un commentaire