Cours de l’or : est-ce vraiment le bon moment pour vendre ses bijoux ?

Alors que le cours de l’or se stabilise autour de 123 euros le gramme d’or pur après son pic historique, céder ses vieux bijoux permet de dégager des liquidités tout en respectant un cadre légal et fiscal précis.

Les cours des métaux précieux affichent des niveaux historiques en ce mois de septembre 2026. Dans les foyers français, l’heure est au grand tri pour transformer colliers démodés, bagues abîmées ou débris d’or en liquidités sonnantes et trébuchantes. Avant de franchir la porte d’un comptoir de rachat, la maîtrise des cours et des obligations réglementaires protège votre portefeuille contre les mauvaises surprises.

Un niveau record qui incite à faire l’inventaire de ses tiroirs

Sur les marchés financiers, le métal jaune consolide ses gains après le sommet de 5 595 dollars l’once atteint en janvier 2026. Selon les données de marché enregistrées au 4 septembre 2026, la valeur tourne autour de 123 euros le gramme d’or pur. Ce plateau très favorable stimule fortement l’engouement pour le rachat de métaux précieux auprès des particuliers.

Beaucoup choisissent d’ouvrir leurs coffres et armoires pour valoriser des parures cassées ou des bijoux anciens qui ne sont plus portés. La question de l’arbitrage patrimonial se pose néanmoins : faut-il profiter de ce pic pour empocher une somme immédiate ou conserver ses pièces comme valeur refuge face aux tensions économiques globales ? Les experts rappellent que les débris sans valeur affective trouvent ici une fenêtre de sortie idéale.

Pureté du métal et valeur joaillière guident l’estimation

Pour obtenir une juste proposition, il convient d’abord de comprendre le titrage du métal. L’or pur correspond à du 24 carats (999 millièmes). En France, la majorité des bijoux sont conçus en 18 carats (750 millièmes), c’est-à-dire composés à 75 % d’or finSur la base d’un cours à 123 euros le gramme d’or pur, la valeur brute théorique du 18 carats atteint environ 92,25 euros par gramme, hors commission de l’acheteur. Les modèles en 9 carats (375 millièmes) contiennent moitié moins de métal précieux.

Une distinction majeure s’impose entre la vente au poids pour refonte et la valeur joaillière. Les comptoirs classiques ne rémunèrent généralement que le poids du métal, sans valoriser les pierres précieuses ni le travail d’orfèvrerie. Pour les pièces signées de grands créateurs ou les bijoux anciens de valeur, une expertise chez un antiquaire ou en salle des ventes s’avère plus rémunératrice. Il est recommandé de vérifier préalablement la présence de la tête d’aigle, le poinçon officiel d’État certifiant le 18 carats en France.

Lire la suite…

Source : Planet.fr

Laisser un commentaire