100 000 euros à Paris : quel est le dernier investissement encore accessible ?

Avec 100 000 euros, impossible d’acheter un appartement classique à Paris. Reste la chambre de bonne, toujours très recherchée, ou des alternatives plus atypiques comme la péniche. Mais entre rentabilité, contraintes réglementaires et facilité de revente, toutes les options ne se valent pas.

Avec un budget de 100 000 eurosle marché parisien paraît presque inaccessible. Pourtant, il existe encore un produit capable d’entrer dans cette enveloppe : la chambre de bonne. Pour Matthieu Takissian, agent immobilier chez Haussmann Prestige, elle reste même l’un des investissements les plus recherchés de la capitale« Ce sont des produits très liquides, qui se louent très vite mais qui se vendent aussi très vite », résume-t-il.

Le budget reste toutefois serré. À ce prix, il faut viser les arrondissements les moins chers ou accepter une surface limitée, souvent 8 à 10 m², au dernier étage d’un immeuble ancien. « Si vous pouvez financer le bien, les frais de notaire et les travaux avec 100 000 euros, ce sera plutôt dans des quartiers un peu moins valorisés », précise l’agent immobilier.

Une petite surface, mais pas à n’importe quelles conditions

Toutes les chambres de bonne, ou chambres de service, ne se valent pas. Premier point de vigilance : la surface. Pour être loué légalement comme résidence principale, le logement doit offrir une surface habitable d’au moins 9 m² (avec hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m) ou un volume habitable d’au moins 20 m³. En dessous, impossible de le proposer à la location classique. « C’est le premier point à vérifier », insiste Matthieu Takissian.

L’investisseur doit aussi regarder le DPE, la présence d’un ascenseur, l’état des parties communes, les procès-verbaux d’assemblée générale et l’évolution des charges. Autant de critères qui peuvent peser lourd sur la rentabilité future. Les chambres de service étant généralement situées sous les toits, elles sont souvent des passoires thermiquesen hiveret desbouilloires thermiquesen étéet peuvent nécessiter d’importants travaux de rénovation énergétique. « Il y a des barrières physiques à l’amélioration de l’isolation d’un appartement », rappelle toutefois l’agent immobilier.

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Source : Capital.fr

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