Arnaques financières : les 3 escroqueries qui explosent en 2026

Les arnaques financières explosent en France. Crypto-actifs, usurpation d’identité, faux remboursements : l’Autorité des marchés financiers dévoile les trois pièges les plus fréquents et livre ses conseils pour les éviter.

Les escroqueries financières prennent une ampleur inédite. En 2025, 16 934 demandes ont été adressées à la plateforme Épargne Info Service de l’Autorité des marchés financiers (AMF), en progression de 27 % sur un an et de 43 % depuis 2023. Les particuliers sont de loin les premières victimes puisqu’ils représentent 93 % des signalements. Une hausse qui s’explique notamment par une meilleure connaissance de ce service d’information, mais aussi par la multiplication des offres frauduleuses circulant sur Internet et les réseaux sociaux.

Pour France Mayer, directrice des relations avec les épargnants et de leur protection à l’AMF, le constat est sans appel. « Cette hausse des demandes peut s’expliquer notamment par une meilleure connaissance des épargnants de la plateforme Épargne Info Service. 67 % de ces demandes portent sur des offres non régulées. » Face à des escrocs qui utilisent désormais l’intelligence artificielle, usurpent l’identité d’acteurs reconnus et ciblent des victimes déjà fragilisées, l’AMF appelle les particuliers à redoubler de vigilance.

Arnaques aux crypto-actifs : comment fonctionnent ces faux placements ?

Les escroqueries aux crypto-actifs restent l’un des principaux fléaux observés par l’AMF. Elles prennent le plus souvent la forme de fausses plateformes de trading qui donnent l’illusion d’investissements rentables. « Les faux investissements en crypto-actifs passent généralement par de fausses plateformes de trading qui simulent l’ouverture d’un compte en ligne puis de prétendues transactions qui ne se réalisent sur aucun marché. L’argent va directement dans la poche de l’escroc », explique France Mayer.

Autre scénario fréquent : la victime télécharge un robot de trading présenté comme capable de générer automatiquement des gains. Une fois connecté à un véritable compte d’investissement, ce logiciel permet en réalité aux fraudeurs de détourner les fonds vers leurs propres comptes. « En général, la victime ne se rend compte de l’arnaque que lorsqu’elle souhaite faire un retrait », précise la responsable de l’AMF

Usurpation d’identité : pourquoi les faux conseillers financiers sont si convaincants

Les fraudeurs n’hésitent plus à se faire passer pour des conseillers en investissements financiers, des sociétés de gestion ou des établissements agréés afin d’inspirer confiance. « L’usurpation d’identité est plus un moyen d’opérer des escrocs quel que soit le type d’investissement proposé derrière. Cela leur permet de crédibiliser leur offre et de rassurer l’investisseur qui pense confier son argent à un acteur autorisé », souligne France Mayer.

L’intelligence artificielle renforce encore cette crédibilité. « Les escrocs ont de plus en plus recours à l’IA générative pour créer des sites plus vrais que nature. Les petits détails, comme les fautes d’orthographe ou les mauvaises traductions, sont désormais beaucoup plus rares », observe-t-elle. Les réseaux sociaux constituent également un terrain de jeu privilégié. Les fraudeurs diffusent de faux articles imitant ceux de grands médias et prétendent révéler le secret de la fortune d’une personnalité grâce à un prétendu robot de trading.

Faux remboursements de pertes : l’arnaque qui cible les victimes d’escroquerie

Après une première fraude, certains escrocs reviennent à la charge avec ce que l’AMF appelle l’arnaque au carré. Ils contactent les victimes en se présentant comme une administration publique, un avocat ou même un collaborateur de l’AMF, et promettent de récupérer les sommes perdues en échange de frais de dossier« L’AMF précise sur son site ne pas contacter de sa propre initiative les épargnants par téléphone ou messagerie privée et ne pas mener de campagne téléphonique de sensibilisation aux arnaques », rappelle France Mayer.

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Source : Capital.fr

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