1 retraité sur 4 est concerné : ce choix de carrière peut faire perdre jusqu’à 910 euros par mois

Calculer le montant de sa pension de retraite n’est pas chose facile, surtout quand on n’a pas eu une carrière linéaire. Mais un changement de cap en particulier peut réduire considérablement vos revenus, sans que vous ne l’ayez anticipé.

Pour la plupart des Français, quand vient l’heure de calculer le montant de sa retraite, chaque centime compte. S’ouvre alors un parcours qui ferait pâlir n’importe quelle personne atteinte de phobie administrative : il faut se renseigner sur toutes les aides sociales disponibles, connaître les petites cases à cocher sur la déclaration d’impôts pour économiser parfois des centaines d’euros, mais aussi (et surtout) vérifier minutieusement son fameux relevé de carrière ! Sur quatre décennies de travail, difficile de se rappeler de chaque détail, du tout premier stage d’adolescent au dernier poste occupé à la soixantaine. Entre les trimestres oubliés ou les périodes de travail non prises en compte, le calcul peut vite être faussé… et la retraite douce et ensoleillée qu’on avait imaginée se transforme alors en casse-tête financier et bureaucratique. 

Surtout, les carrières d’aujourd’hui sont moins linéaires : on change plus souvent d’entreprise, voire de métier ou de secteur, ce qui revient à cotiser pour plusieurs régimes de retraite différents. En France, selon la DREES, un peu plus d’un retraité sur quatre est polypensionné. Ils ne touchent alors pas une pension unique mais plusieurs, versées par des organismes différents, rendant le calcul encore plus compliqué. C’est surtout le cas pour les personnes ayant opéré un changement de cap professionnel entre le secteur public et le secteur privé.

Des carrières mixtes de plus en plus fréquentes – comme un enseignant qui décide de partir en entreprise ou, à l’inverse, une salariée qui devient fonctionnaire en mairie par exemple – qui posent une vraie question quant au calcul de la retraite. Toujours selon la DREES, la pension moyenne d’un retraité du service public atteint 2 440 euros bruts par mois, contre seulement 1 530 euros pour un retraité du secteur privé, soit une différence de 910 euros. Et même si l’on ajoute la retraite complémentaire du privé (Agirc-Arrco), l’écart reste de 690 euros en moyenne. Une somme non négligeable qui s’explique notamment par la méthode de calcul.

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Source : Journal des femmes

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