«Des familles entières vident leurs comptes», l’alerte de Michel-Edouard Leclerc sur la rentrée
Michel-Edouard Leclerc, qui n’exclut toujours pas de se présenter à la présidentielle en 2027, multiplie les propositions pour améliorer le pouvoir d’achat des Français. En attendant, son constat est clair : les comportements des plus modestes changent.
Candidat ? Pas candidat ? Michel-Edouard n’a pas encore réellement tranché sur sa possible présence au premier tour de l’élection présidentielle en 2027. En attendant, sur les plateaux de télévision ou à la radio, le patron du groupement Leclerc multiplie les points de vue, prises de position face à l’augmentation du coût de la vie et la situation économique du pays. Dernière en date : un rapprochement nécessaire du salaire net vers le brut. Reconnaissant ce 2 septembre sur TF1 qu’il y avait plus de gens dans les magasins cet été, notamment à cause de la canicule, il note que la rentrée des classes est aussi «active».
Mais Michel-Edouard Leclerc «sent» aussi «beaucoup d’anxiété dans la vie des gens». S’appuyant sur les chiffres liés aux distributeurs automatiques de billets présents dans ses centres, le grand patron a fait un constat : «Au moment du versement des allocations, on voit des familles entières vider tous leurs comptes pour ne pas être bloquées à la fin du mois», a-t-il décrit, une situation qui le «touche beaucoup». Et de poursuivre : «Il y a un accroissement du nombre de personnes de plus en plus modestes et donc ça pèse aussi sur la croissance française.»
Des hausses de prix à prévoir, mais pas de «grosse inflation»
Au-delà de ce constat sur les nouveaux modes de consommation des Français, Michel-Edouard Leclerc a assuré que les prix n’allaient pas augmenter de manière exagérée en grandes surfaces. Si, avec l’inflation, il «va y avoir forcément un coût», le patron du groupement a assuré vouloir «écouler de manière prioritaire, vendre et valoriser production» des agriculteurs grâce aux «alliances locales», en particulier ceux touchés par la canicule. Et d’ajouter : «On achètera plus cher à nos producteurs locaux et on prendra sur nos marges.»
Pas de quoi craindre donc de «grosse inflation». «Thierry Cotillard est d’accord là-dessus aussi. Je pense que Dominique Schoelcher de Système U dit un peu la même chose. On a une vision, on ne s’entend pas, on se tire des bourres, mais non, je pense qu’il n’y aura pas une grosse inflation», a-t-il lancé au micro de TF1. Il n’y a pas non plus de pénurie à l’heure actuelle. Il y aura «des ruptures», a confirmé le patron de grande distribution, citant des marques d’eau ou les œufs.
Source : Capital.fr



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