Budget 2027 : Retraites, donations… Le point sur les propositions (« réversibles ») du gouvernement
Rigueur, toujours • Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté le budget 2027 avec un effort de l’ordre de 30 milliards d’euros principalement sur les dépenses, en promettant des mesures, « pour beaucoup réversibles par la nouvelle majorité qui sortira des urnes »
Un effort de l’ordre de 30 milliards d’euros, surtout sur les dépenses. Le Premier ministre Sébastien Lecornu promet un budget 2027 avec des mesures « pour beaucoup réversibles par la nouvelle majorité qui sortira des urnes », après l’élection présidentielle. Elles seront, selon lui, « difficiles » mais pas « brutales ». Présenté le 30 septembre, il se base sur une croissance à 1 % et un déficit inférieur à 5,1 %.
Pas de hausses d’impôts
Le ministre de l’Economie Roland Lescure promet de « préserver le pouvoir d’achat et donc ne pas augmenter les impôts ». Même si « on peut toiletter ici ou là des niches fiscales ». Sébastien Lecornu a réaffirmé à plusieurs reprises que le gouvernement ne proposerait aucune hausse. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué dimanche que l’exécutif ne proposerait pas de « gel » du barème de l’impôt sur le revenu, qui générerait mécaniquement une hausse d’impôts, mais que celui-ci serait indexé sur l’inflation.
Coup de frein sur les dépenses
L’effort devra porter en particulier sur les dépenses de l’Etat, mais plusieurs ministères seront préservés des coupes budgétaires : la Défense (+ 6,4 milliards d’euros), la Justice (+ 400 millions), l’Intérieur (+ 600 millions), l’Education (+ 800 millions), la Recherche (+ 500 millions), l’Ecologie (+ 1,1 milliard), ou encore les politiques du logement social et de l’apprentissage.
Mise à contribution des retraités
L’exécutif envisage de mettre à contribution les retraités à hauteur de 6 milliards d’euros. Il étudie la piste d’une désindexation des pensions les plus élevées par rapport à l’inflation. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a prévenu vendredi que toute indexation des retraites serait financée, en proportion, par la suppression partielle voire totale de l’abattement de 10 % sur les pensions et rentes dont bénéficient les retraités. Mais « les retraités ne porteront pas l’effort central de ce budget », a assuré Maud Bregeon.
Surtaxe sur les grandes entreprises diminuée
Le gouvernement a annoncé la reconduction pour une troisième année de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Mais le Premier ministre a promis aux grandes entreprises de baisser cette surtaxe. Toujours pour les entreprises, Roland Lescure a promis que ni le crédit d’impôt recherche (CIR), ni le pacte Dutreil, qui permet un fort abattement dans le cadre des transmissions familiales, ne seraient touchés. Un « pacte Papin » sera créé pour faciliter la transmission des PME aux salariés.
Source : 20 Minutes



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