Cumul emploi-retraite : jusqu’à 56 000 euros perdus avec un départ en 2027 ?

Continuer à facturer tout en touchant sa pension séduit de nombreux indépendants. Pourtant, fixer sa date de départ avant ou après le 1er janvier 2027 peut créer un gouffre financier de plus de 53 000 euros. Découvrez à travers un cas pratique les impacts du futur encadrement et les arbitrages à réaliser.

Travailler tout en percevant sa retraite permet de maintenir son pouvoir d’achat, de conserver une activité sociale ou de transmettre progressivement son entreprise. Mais à partir de 2027, cette formule deviendra nettement moins favorable pour certains nouveaux retraités.

La réforme issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 remplacera les règles actuelles par un système reposant principalement sur l’âge. Les retraités dont la première pension aura pris effet avant le 1er janvier 2027 conserveront cependant le cadre antérieur.

Le cas de Marc : une différence potentielle de 56 000 euros

Prenons l’exemple fictif de Marc, consultant indépendant âgé de 63 ans. Il perçoit une pension estimée à 2 800 euros bruts par mois et prévoit de conserver une activité lui procurant 35 000 euros bruts par an.

Supposons qu’il ait atteint son âge légal de départ, validé la durée d’assurance nécessaire pour obtenir le taux plein et liquidé l’ensemble de ses pensions de base et complémentaires.

Si sa retraite prend effet avant 2027

Dans le cadre actuellement applicable, Marc peut bénéficier du cumul emploi-retraite intégral. Il cumule alors :

  • 33 600 euros de pensions par an ;
  • 35 000 euros de revenus professionnels ;
  • soit un total brut annuel de 68 600 euros.

Son activité peut également lui ouvrir de nouveaux droits à une seconde retraite, sous certaines conditions. Cette nouvelle pension n’est pas automatique et son montant reste plafonné.

Si sa première pension prend effet en 2027

Entre l’âge légal et 67 ans, le nouveau dispositif devrait autoriser un cumul sans réduction jusqu’à 7 000 euros bruts de revenus professionnels par an. Ce seuil doit encore être confirmé par décret.

Au-delà, les pensions seront diminuées d’un montant correspondant à 50 % de la fraction excédentaire. Pour Marc :

  • revenus professionnels : 35 000 euros ;
  • dépassement du seuil : 28 000 euros ;
  • réduction annuelle de la pension : 14 000 euros.

Sa pension passerait donc de 33 600 à 19 600 euros bruts par an, soit environ 1 633 euros par mois. Sur quatre années complètes, la différence pourrait atteindre 56 000 euros bruts.

Ce calcul demeure indicatif. Il dépendra du seuil définitivement fixé, de l’âge exact de l’assuré et de l’évolution de ses revenus.

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Source : Planet.fr

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