Piratée via son numéro de téléphone, une cliente fait condamner son organisme de crédit
Une cliente de Cetelem, victime d’un piratage de sa ligne téléphonique, a ensuite été victime d’une fraude bancaire. Or, l’organisme de crédit lui a refusé tout remboursement, arguant que seule la cliente pouvait avoir validé la transaction, avec son numéro de téléphone. La justice a finalement donné raison à la victime.
C’est une affaire tentaculaire, face à laquelle beaucoup auraient été tentés d’abandonner. Mais ce n’est pas le cas de cette cliente de Cetelem. Selon les informations de Clubic, une femme a souscrit un crédit renouvelable proposé par l’organisme de crédit de la BNP Paribas Personal Finance. Il s’agit d’une carte de paiement adossée à une réserve d’argent que la cliente rembourse en dix mois, sans frais. Ce crédit a été souscrit le lundi 4 aout 2025. Quelques temps plus tard, elle reçoit un e-mail du soi-disant organisme de crédit lui demandant une copie de son passeport et de son RIO (code permettant de transférer sa ligne téléphonique d’un opérateur à un autre). Mais il s’agissait d’un mail frauduleux.
Lorsque la cliente reçoit un courriel de son opérateur pour un transfert de son propre numéro de téléphone, elle agit tout de suite, dépose plainte et fait régler la situation. Elle parvient donc à récupérer une ligne téléphonique saine. Mais elle n’est pas au bout de ses peines. Le 25 aout, elle découvre que sa carte Cetelem a servi à financer près de 2 000 euros d’achats, ce qu’elle conteste tout de suite. Elle dépose plainte deux jours plus tard et fait opposition à sa carte. Elle révoque également l’autorisation de prélèvement, pour empêcher l’organisme de crédit de ponctionner son compte. Mais le 4 septembre, elle obtient une réponse négative. Trois semaine plus tard, Cetelem lui affirme même qu’elle a confirmé elle-même les paiements avec sa carte.
La cliente saisit la justice
L’organisme de crédit assure que seule la cliente a pu valider le paiement, avec un code envoyé à son seul numéro de téléphone. La cliente tente une conciliation, qui échoue fin décembre 2025. Elle décide alors de saisir le tribunal judiciaire de Danes avec une simple requête, déposée le 4 février 2026. Une audience à ce sujet s’est tenue le 22 mai 2026, mais l’établissement bancaire, pourtant convoqué, ne s’est pas présenté. Qu’à cela ne tienne, la justice peut tout de même évaluer le dossier. Les juges se sont appuyés sur le code monétaire et financier, qui part du principe qu’un client est de bonne foi quand un paiement n’a pas été autorisé. C’est donc à la banque ou à l’organisme de crédit de prouver le contraire.
Source : Capital.fr



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