Retraités aisés : comment augmenter sa pension de 300 € avec le cumul emploi-retraite

Les retraités aisés utilisent une stratégie pour augmenter leur pension de 300 € par mois

Pour certains retraités bien installés financièrement, la clé pour augmenter leurs revenus n’est pas un produit d’épargne complexe ou une assurance-vie mystérieuse. Il s’agit plutôt du cumul emploi-retraite, c’est-à-dire continuer à travailler à côté de sa pension de retraite.

Ce dispositif, s’il est bien utilisé, peut permettre d’ajouter plus de 300 € chaque mois à ses revenus globaux, voire davantage, surtout si le retraité bénéficie d’une seconde pension. Cependant, la réglementation concernant le cumul emploi-retraite évolue en 2027, ce qui oblige à bien s’informer et à préparer sa démarche.

Comment fonctionne concrètement le cumul emploi-retraite

Sur le papier, la démarche est simple : il faut d’abord faire liquider l’ensemble de ses pensions de base et complémentaires, qu’elles soient françaises ou étrangères. Ensuite, il est possible de reprendre une activité salariée ou indépendante en respectant les règles du cumul intégral.

Depuis le 1er janvier 2023, cette reprise d’activité permet de créer de nouveaux droits auprès de l’Assurance retraite. Concrètement, cela peut donner lieu à une seconde pension de base pouvant atteindre 2 403 € brut par an, soit environ 200 € par mois.

Un nouveau cadre selon l’âge à partir de 2027

Selon le site officiel Service-Public.fr, la loi n°2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 prévoit une modification des règles de cumul emploi-retraite à partir du 1er janvier 2027.

Le nouveau cadre sera principalement basé sur l’âge. Entre l’âge légal de départ à la retraite et 67 ans, les retraités pourront continuer à travailler tout en percevant leurs pensions, mais dans une limite d’environ 7 000 € par an. Si ce plafond est dépassé, la partie excédentaire sera déduite à hauteur de 50 % de l’excédent. À partir de 67 ans, le cumul redeviendra intégral, sans limite de revenus.

Comment créer une seconde pension grâce au cumul

Pour bénéficier d’un cumul emploi-retraite à taux plein, il faut d’abord avoir liquidé toutes ses pensions de base et complémentaires, en France comme à l’étranger, et obtenir le taux plein.

En cas d’oubli, le cumul sera plafonné : les revenus ne doivent pas dépasser 160 % du Smic (soit environ 2 916,85 € brut par mois). De plus, le revenu d’activité sera alors pris en compte à 98,25 %, correspondant à la part soumise à la CSG.

Comme le précise un guide pédagogique, il est important de ne pas commencer à travailler avant d’avoir liquidé l’ensemble de ses droits à la retraite. Sinon, le régime sera celui du « cumul partiel », où les revenus sont plafonnés et les cotisations ne génèrent pas de droits supplémentaires.

Quels gains attendre et quelles démarches réaliser ?

Un retraité qui reprend une activité à 400 € brut par mois peut augmenter ses revenus annuels de 4 800 €. Si ses cotisations lui donnent droit à une seconde pension de 2 403 € brut par an, le gain mensuel pourrait atteindre environ 600 € lors des meilleures années, avant impôts et cotisations sociales.

Il est également nécessaire de respecter la procédure administrative. La déclaration de cumul doit être faite par écrit à la Carsat dans le mois suivant la reprise d’activité, faute de quoi la pension pourrait être réduite. Pour retravailler chez son dernier employeur, il faut attendre six mois. À l’arrêt de l’activité, il faut déposer une demande de « retraite après cumul » via Info Retraite ou l’application Mon compte retraite, pour que la CNAV puisse traiter la demande.

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