Retraités français : leur rêve d’une vie ensoleillée au Portugal enfin accessible
À seulement deux heures de vol de Paris, chaque jour, des retraités français choisissent Lisbonne, Faro ou Funchal pour s’installer. Leur objectif : faire du Portugal leur seconde vie. Avec un climat doux, une abondance d’océan, un coût de la vie réduit de 20 à 30 % par rapport à la France, et jusqu’à 300 jours de soleil par an dans certaines régions, le pays apparaît comme un lieu propice à la longévité.
Depuis 2024, la fin progressive du statut fiscal de résident non habituel a modifié l’attractivité du Portugal. Le pays n’est plus uniquement un paradis fiscal, mais devient aussi un véritable laboratoire du « bien vieillir ». Selon le Global Retirement Index d’International Living, publié par Portugal.fr, le Portugal est la première destination européenne et la deuxième mondiale pour la retraite en 2025. Mais comment ce petit pays atlantique contribue-t-il concrètement à une vie plus longue et meilleure ?
Les raisons pour lesquelles la retraite au Portugal favorise un meilleur vieillissement
L’espérance de vie moyenne au Portugal atteint environ 81,5 ans, avec des pics dépassant 82,9 ans dans la région de Cávado, selon l’Institut National de la Statistique. Ce bon niveau de longévité est soutenu par un système de santé performant, le SNS, régulièrement bien classé par l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que par un programme national de « vieillissement actif » mis en place par le ministère de la Santé.
Le coût de la vie plus faible est également un facteur clé. Avec une pension mensuelle de 1 500 à 2 000 euros, un retraité peut consacrer davantage à la prévention, aux soins en clinique privée ou à une mutuelle internationale. Cela permet de libérer des ressources pour la santé, une alimentation saine et des activités de loisirs, plutôt que de consacrer une part importante du budget au logement.
Climat et régime alimentaire : un duo pour la longévité
Le soleil permanent n’est pas qu’un simple paysage. Les régions comme l’Algarve ou Madère bénéficient d’environ 300 jours d’ensoleillement par an, ce qui favorise la synthèse régulière de vitamine D. Cette vitamine est essentielle pour renforcer le système immunitaire, la densité osseuse, et améliorer le moral des seniors. La douceur des hivers limite aussi les douleurs articulaires, facilitant la marche quotidienne.
Le régime alimentaire local, inspiré par l’océan Atlantique, joue également un rôle. Il privilégie sardines, morue, maquereaux, huile d’olive, et légumes et fruits de saison. La consommation régulière de poissons gras, trois fois par semaine en moyenne, apporte des oméga 3 (DHA et EPA), bénéfiques pour le cœur et le cerveau. L’iode, provenant notamment de l’iode, soutient la fonction thyroïdienne. Par ailleurs, des ingrédients comme l’ail, la cannelle ou le clou de girofle, héritage des grandes découvertes, apportent une riche charge d’antioxydants à la cuisine locale.
Comment optimiser sa retraite au Portugal pour préserver sa santé
Le choix de la région est important. Selon les données de l’INE, repris par Portugal.fr, la région du Nord (Cávado, Ave) affiche une espérance de vie plus élevée que les îles comme Madère, qui offrent en revanche un climat très agréable pour rester actif toute l’année. Les grandes villes comme Lisbonne ou Porto offrent un accès plus facile aux spécialistes, mais avec des loyers plus élevés. Quoi qu’il en soit, marcher au moins 45 minutes par jour en extérieur reste une règle essentielle pour favoriser la longévité.
- Avant de s’expatrier, il est conseillé de demander le formulaire S1 à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie pour transférer ses droits au système de santé portugais.
- Il est également utile de vérifier avec la CNAV le mode de versement de la pension et de prendre en compte d’éventuels impacts fiscaux.
Une fois sur place, il est recommandé de s’inscrire au système de santé portugais, éventuellement compléter avec une mutuelle privée, et de tester le mode de vie sur quelques mois. Il est préférable d’éviter une expatriation « coup de tête » qui pourrait laisser sans couverture lors d’une hospitalisation imprévue.



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