Nagui sous la loupe : son incroyable succès et ses revenus dévoilés
La semaine dernière, lors d’une audition par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Nagui a été vivement questionné sur ses revenus et sa longévité à la télévision. Lors de cet échange, le présentateur a été mis sur le grill, voire attaqué, concernant sa rémunération.
Quelques mois auparavant, le 25 février, c’était au tour d’Alexia Laroche-Joubert, la présidente-directrice générale de Banijay France, de répondre aux questions des députés. Elle était interrogée notamment sur les montants versés à Nagui, qui est rémunéré par sa société de production, et non directement par le groupe audiovisuel public, comme il l’avait déjà précisé lors de sa propre audition.
Une rémunération jugée excessive ?
Ce sujet de rémunération a suscité des critiques. Cyril Hanouna a exprimé son avis, ainsi que le rapporteur de la commission, qui a déclaré que Nagui était « la personne, sur les dix dernières années en France, qui s’est le plus enrichie avec l’argent public ».
Alexia Laroche-Joubert défend sa liberté de gestion
Lors de l’audition, Charles Alloncle a rappelé qu Nagui n’avait pas souhaité transmettre ses fiches de paie à la commission. Elle a alors expliqué que cela relevait du secret des affaires. Elle a ajouté que si elle considérait qu’il était payé « trop ou pas assez », cela relevait de sa propre gestion. « C’est normal qu’il ne transmette pas ses fiches de salaire qui concernent le contrat qu’il a avec nous », a-t-elle précisé.
Stéphane Courbit et la rémunération des talents
Stéphane Courbit, également auditionné, a défendu la rémunération des animateurs télé. Selon lui, « les talents dans ce métier sont rares », ce qui justifie leur salaire élevé. Il a comparé cela à celui des footballeurs, estimant que leur talent unique expliquait leur rémunération, parfois jusqu’à 1,5 million d’euros pour animer une émission de karaoké. Il a également évoqué le nom de Cyril Hanouna dans ce contexte.
Les émissions de Nagui, un véritable enjeu économique ?
Le présentateur a lui-même défendu ses chiffres lors de la commission, précisant que ses émissions étaient analysées selon des devis détaillés. Il a expliqué que chaque poste pouvait faire l’objet d’une rémunération spécifique, en fonction de son importance.
En 2020, Mediapart avait révélé un contrat important entre France Télévisions et Air Productions, d’un montant de 100 millions d’euros sur trois ans. Ce contrat concernait plusieurs émissions, dont N’oubliez pas les paroles et Taratata.
Selon Alexia Laroche-Joubert, N’oubliez pas les paroles est la seule émission, avec Télématin, à générer plus de revenus publicitaires que son coût. La production représenterait environ 10 % des revenus publicitaires du groupe.



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