Un Retraité espagnol gagne 3500 € par mois grâce à une pelleteuse
Un retraité espagnol transforme sa retraite grâce à une pelleteuse
À Madrid, Ángel Martín, âgé de 77 ans, refuse de vivre avec une pension de seulement 850 euros par mois, surtout lorsque son loyer atteint 840 euros. Son pari audacieux sur une pelleteuse lui permet désormais de générer entre 3 000 et 3 500 euros par mois, changeant sa vie financière.
Un parcours inattendu pour sortir de la précarité
Ancien électricien, Ángel Martín a connu la crise économique de 2008, qui l’a conduit à perdre son emploi. Sa retraite, très modeste, ne lui laisse que peu de marge de manœuvre. Avec un loyer quasi égal à sa pension, il se retrouve avec à peine 10 euros pour couvrir ses autres dépenses mensuelles.
À cet âge, il est difficile de trouver un emploi traditionnel. Ángel Martín ne s’est pas laissé décourager. Il s’est tourné vers le secteur des travaux publics et a appris à manier une pelleteuse hydraulique. À 73 ans, il a décidé de faire un pari : emprunter 50 000 euros pour acheter sa propre machine et travailler à son compte.
Une activité qui lui rapporte plus que sa pension
Après l’achat de la pelleteuse, Ángel Martín a commencé à enchaîner les chantiers. Il réalise des travaux de terrassement, prépare des terrains et participe à de petits projets de construction. Grâce à cette activité, il facture entre 3 000 et 3 500 euros par mois.
Sa pension, quant à elle, est réduite à environ 450 euros en raison des règles de cumul des revenus en Espagne. La différence lui permet d’avoir un revenu supplémentaire conséquent. Cependant, ces 3 000 euros sont un chiffre d’affaires brut, avant déduction des frais : carburant, entretien, assurance, impôts, remboursements. La réalité physique du métier, avec des heures souvent passées en extérieur, n’est pas sans difficulté, surtout à plus de 70 ans.
Une solution risquée mais efficace
Pour Ángel Martín, cette activité a été une solution pour sortir de la précarité. Elle lui a permis de dépasser la limite des 10 euros restants en fin de mois. Son expérience soulève toutefois des questions pour ceux qui envisagent de suivre ses pas en France.
Et en France, peut-on faire pareil ?
En France, la pension moyenne tourne autour de 1 541 euros nets par mois. Près de 580 000 retraités ont déjà repris une activité en cumulant emploi et retraite. Certains s’intéressent au secteur du BTP, attirés par la possibilité d’utiliser un engin comme la pelleteuse. Mais plusieurs conditions doivent être respectées : obtenir un certificat comme le CACES R482, respecter les plafonds de revenus pour ne pas réduire la pension, et bien connaître le cadre réglementaire.
Le coût d’une pelleteuse neuve de 10 à 12 tonnes varie entre 100 000 et 140 000 euros hors taxes. Sur le marché de l’occasion, certains modèles peuvent se négocier en dessous de 50 000 euros. Il est aussi possible de louer, avec des tarifs allant de 200 à 600 euros par jour sans chauffeur, ou 600 à 1 300 euros avec chauffeur.
Alternatives pour rester actif à la retraite
- Se faire embaucher comme conducteur de pelleteuse, avec un salaire moyen de 2 000 à 2 500 euros bruts par mois.
- Louer ponctuellement une machine pour quelques chantiers, évitant ainsi un endettement lourd.
Un pari coûteux mais potentiellement rentable
Investir dans une pelleteuse à la retraite comporte des risques importants : formation, démarches administratives, gestion du crédit ou de la location. Pour certains, surtout ceux déjà proches du secteur des travaux publics, en bonne santé et bien entourés, cela peut devenir une solution concrète pour augmenter leurs revenus. Pour d’autres, cette démarche reste un défi difficile à relever, mais elle illustre une volonté d’améliorer ses fins de mois lorsque la pension ne suffit plus.



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