RETRAITE INSUFFISANTE : COMMENT RÉCUPÉRER DU CASH SANS VENDRE SA MAISON ?

La France compte une génération de retraités massivement propriétaires.  Selon l’INSEE, près de 75 % des ménages de 60 ans et plus sont propriétaires de leur résidence principale.
 
Dans le même temps, le niveau de pension reste modéré, avec une pension moyenne brute de droit direct s’élève à 1 531 € par mois tous régimes confondus (DREES).
Selon le baromètre annuel du Cercle des Épargnants (édition 2023), environ un tiers des retraités déclarent que leurs revenus ne leur permettent pas de vivre confortablement.
 
Nous faisons donc face à un paradoxe :
* un patrimoine immobilier souvent conséquent
* mais des revenus mensuels parfois insuffisants pour absorber l’inflation, financer des travaux ou aider ses proches.
 
UNE RÉPONSE AU PARADOXE DES SENIORS PROPRIÉTAIRES MAIS CONTRAINTS
 
Le prêt viager hypothécaire, créé en 2007 et encore peu connu du grand public, permet à un propriétaire d’emprunter une somme d’argent garantie par son logement, sans avoir à rembourser de mensualités.
 
Le mécanisme est simple. Contrairement à un crédit classique, l’emprunteur ne rembourse rien de son vivant. Les intérêts s’accumulent au fil du temps et le remboursement intervient uniquement lors de la vente du bien ou au décès. La dette est alors soldée grâce au produit de la vente.
 
Si le montant dû dépasse la valeur du logement, les héritiers ne paient pas la différence : le risque est assumé par l’établissement prêteur. En revanche, si le prix de vente couvre le capital et les intérêts, le solde revient à la famille.
 
Ce fonctionnement permet de mobiliser un patrimoine existant sans bouleverser son cadre de vie.
 
Autrement dit : il est possible de mobiliser une partie de son patrimoine sans déménager ni vendre. Le montant accordé dépend de l’âge de l’emprunteur et de la valeur du bien (en général entre 15 % et 60 % de la valeur estimée).
 
UNE RÉPONSE AUX TRANSMISSIONS DE PLUS EN PLUS TARDIVES
 
Dans un contexte où l’espérance de vie s’allonge et où l’accès au crédit immobilier reste difficile pour les jeunes générations, la question de la mobilisation du patrimoine se pose différemment. Les héritages interviennent aujourd’hui à un âge où les enfants sont eux-mêmes proches de la retraite. En effet, selon France Stratégie, l’âge moyen auquel on reçoit un héritage dépasse désormais 50 ans, contre environ 40 ans dans les années 1980.
 
UNE RÉPONSE QUI EXIGE NÉANMOINS VIGILANCE ET ACCOMPAGNEMENT

Si ce dispositif commence à trouver sa place auprès d’une génération de 60+ plus ouverte aux arbitrages financiers que leurs aînés, cette solution n’est pour autant pas universelle. Son coût doit être étudié avec attention.
 
Le montant mobilisable dépend de l’âge de l’emprunteur et de la valeur du bien. L’impact sur la succession mérite également d’être anticipé et discuté en famille.
 
Une simulation personnalisée est indispensable pour s’assurer que l’opération correspond à la situation patrimoniale et aux objectifs de vie.
 
LA VISION SKARLETT
Les équipes Skarlett ont pu observer que la demande d’explications progresse. Le besoin n’est pas seulement financier : il est pédagogique. Comprendre les mécanismes, comparer les offres, mesurer les conséquences à long terme, sécuriser la décision.
Le prêt viager hypothécaire peut devenir un outil pertinent, à condition d’être intégré dans une stratégie globale et expliqué avec transparence.
Parce qu’à 60 ans, le patrimoine ne doit pas nécessairement rester figé : il peut aussi devenir un levier de liberté !

Source : Skarlett

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