Retraite 2026 : la génération 1964 bouleversée par la réforme
Les femmes nées en 1964 qui prévoyaient de partir à la retraite en 2026 doivent désormais faire face à un calendrier modifié. La réforme des retraites de 2023, puis sa suspension partielle dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ont bouleversé les dates initiales.
Depuis le 1er janvier 2026, ce sont désormais les barèmes officiels publiés sur Service-Public.fr qui s’appliquent. La génération 1964 se trouve ainsi au centre d’un véritable jeu de chaises musicales. Concrètement, cela signifie que l’âge légal de départ n’est plus tout à fait celui prévu par la réforme Borne, ni celui d’avant 2023. Cette situation modifie directement l’horizon prévu pour 2026.
Ce que la réforme initiale prévoyait pour la génération 1964, et ce que le gel a changé
Initialement, la Loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 instaurait un relèvement progressif de l’âge légal à 64 ans, par étapes de 3 mois par génération. Pour une personne née en 1964, cela signifiait qu’elle pourrait partir au plus tôt à 63 ans, avec une durée d’assurance de 171 trimestres pour bénéficier du taux plein avant 67 ans.
Le PLFSS 2026 a suspendu cette progression. Selon les informations publiées par Service-Public.fr, toutes les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, donc toute la génération 1964, peuvent désormais partir à partir de 62 ans et 9 mois. Par ailleurs, la durée d’assurance nécessaire pour un taux plein a été légèrement réduite : il faut désormais valider 170 trimestres au lieu de 171, une adaptation par rapport à la situation de 2023.
Pour les nées en 1964 : âge légal, taux plein et date de départ en 2026
L’âge légal pour partir à la retraite est fixé à 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1964, comme le précise Service-Public. Pour bénéficier d’une pension sans décote, il faut avoir validé 170 trimestres tous régimes confondus. Sans cela, la pension sera versée avec une décote si la demande intervient avant l’âge de 67 ans.
Les premières personnes de cette génération pourront partir à partir de l’automne 2026. Par exemple, une née en janvier 1964 atteindra 62 ans et 9 mois en octobre 2026, ce qui lui permettra de faire sa demande dès le début du mois suivant. En revanche, une née en juillet 1964 devra attendre le printemps 2027. La Caisse nationale d’assurance vieillesse prévoit environ 64 000 dossiers supplémentaires à traiter fin 2026, soit une hausse de près de 40 % d’activité. Elle recommande donc de déposer sa demande au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée.
Les dispositifs pour partir plus tôt et conseils pour anticiper
Malgré le gel de l’âge légal, il reste possible de partir avant cet âge dans certains cas. Service-Public.fr rappelle qu’un salarié peut bénéficier d’un départ anticipé s’il relève d’un dispositif de carrière longue, s’il est handicapé, s’il a une incapacité permanente suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, s’il est reconnu inapte au travail, ou s’il a été exposé à l’amiante.
Pour la génération 1964, les simulations évoquent un départ potentiel vers 60 ans et 6 mois via la retraite anticipée pour carrière longue, sous réserve d’avoir commencé à travailler jeune et d’avoir accumulé le nombre de trimestres requis.
Pour sécuriser un départ en 2026, voici quelques conseils pratiques :
- Télécharger et vérifier son relevé de situation individuelle sur Info-Retraite.fr pour contrôler le total de trimestres et corriger d’éventuels « trous » de carrière.
- Utiliser les simulateurs officiels pour comparer le montant de la pension à différentes dates : 62 ans et 9 mois, 63 ans, ou 67 ans, âge du taux plein automatique.
- Déposer sa demande de retraite de base et complémentaire en une seule fois, idéalement 4 à 6 mois avant la date souhaitée, afin d’éviter toute interruption de revenu lors du traitement des dossiers en fin d’année.



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