Adieu les chèques pour vos impôts en 2027 une révolution en ligne s’annonce

Fin du paiement par chèque pour les impôts en 2027

Pour de nombreux foyers, envoyer un chèque pour payer leur taxe foncière ou leur impôt sur le revenu reste une pratique rassurante. Cependant, le fisc encourage depuis plusieurs années le passage aux paiements en ligne et au prélèvement automatique, notamment en raison de la forte baisse de l’usage du chèque en France.

Les choses vont encore s’accélérer avec la loi de finances pour 2026. Cette loi prévoit la suppression progressive du paiement par chèque pour les impôts. Pour les particuliers, il ne sera plus possible d’utiliser ce mode de paiement à partir de l’été 2027. La réforme est portée par la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

Ce que prévoit la loi 2026

L’article 126 de la loi de finances 2026 prévoit une suppression progressive du paiement par chèque. Les entreprises seront les premières concernées dès 2026, avec une généralisation des moyens de paiement dématérialisés. En ce qui concerne les particuliers, cette transition interviendra en 2027.

Actuellement, un avis d’impôt inférieur ou égal à 300 € peut encore être réglé par chèque, carte bancaire ou espèces chez un buraliste partenaire. Depuis 2019, tout impôt supérieur à 300 € doit obligatoirement être payé en ligne ou par prélèvement, sous peine d’une majoration de 0,2 %, avec un minimum de 15 €.

Le déclin du chèque est notable. Selon la Banque de France, sa part dans les paiements hors espèces est passée d’environ 37 % en 2000 à moins de 2 % aujourd’hui. La DGFiP a encaissé 39 millions de chèques en 2024, soit presque trois fois moins qu’il y a dix ans. Elle estime également que le chèque représente 30 % de ses coûts pour seulement 5 % des opérations.

Jusqu’à quand pourra-t-on payer par chèque en 2027 ?

Pour les particuliers, la date limite est l’été 2027. À cette période, le dernier centre de traitement des chèques, situé à Rennes, fermera et le contrat avec le prestataire Tessi sera terminé. Jusqu’à cette échéance, il restera possible d’envoyer un chèque pour des montants modestes, mais l’administration incite fortement au télépaiement.

  • 2019 : obligation de paiement dématérialisé pour les impôts supérieurs à 300 €.
  • 2023 : fermeture des centres de traitement de Lille et Créteil.
  • 2026 : fin du paiement par chèque pour les entreprises.
  • Étés 2027 : fermeture du centre de Rennes, disparition du chèque pour les particuliers.

Après cette date, le chèque ne sera plus proposé comme moyen de paiement. Selon un document interne de la DGFiP, il est question d’une « fin des encaissements par chèques à horizon 2028 », ce qui laisse entendre que le paiement par chèque pourrait devenir obsolète, voire totalement abandonné. Un contribuable qui continuerait à envoyer un chèque s’exposerait à un rejet, voire à des pénalités pour non-respect des modalités de paiement.

Comment payer ses impôts sans chèque après 2027 ?

Le paiement en ligne sera le canal privilégié. Il suffira de se connecter à l’espace particulier sur impots.gouv.fr, de cliquer sur « Payer en ligne » et de valider un RIB. La majorité des foyers utilisent déjà le prélèvement automatique ou la mensualisation, qui permettent d’étaler le paiement sur l’année.

Des alternatives existent, comme la plateforme PayFip, utilisée par plusieurs services publics, ou le système de virement instantané Wero. Pour des montants jusqu’à 300 €, il restera possible de payer par carte ou en espèces chez des buralistes partenaires.

Cette disparition du chèque inquiète notamment les publics âgés, ruraux ou peu familiarisés avec le numérique. Les syndicats tels que Solidaires Finances Publiques ou la CFTC Finances Publiques soulignent cette problématique. L’administration propose des solutions, comme l’accueil dans les centres des impôts ou dans les espaces France Services, l’aide à la démarche en ligne, ou encore la possibilité de mandater un proche pour effectuer le paiement dématérialisé.

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