Retraite : Comment le service militaire continue de booster vos droits
Retraite et service militaire : une reconnaissance toujours d’actualité
Bien que le service militaire ait été supprimé à la fin des années 1990, il continue d’avoir un impact sur le calcul des droits à la retraite. Pour de nombreux anciens appelés, cette période peut encore permettre de valider des trimestres dits assimilés, sans avoir cotisé. Cependant, les conditions pour en bénéficier varient en fonction de l’année de naissance et de la durée du service effectué.
Le service militaire dans le calcul des trimestres
Une période assimilée sans cotisations obligatoires
Le service militaire est considéré comme une période assimilée pour la retraite. Cela signifie qu’elle est prise en compte sans que l’assimilé ait à verser des cotisations. Concrètement, chaque période de 90 jours de service permet de valider un trimestre, même si ces jours ne sont pas consécutifs. Ces trimestres s’ajoutent à ceux cotisés durant la carrière professionnelle et peuvent jouer un rôle important pour atteindre le nombre de trimestres nécessaires à une retraite à taux plein. Cela est particulièrement avantageux pour les carrières interrompues.
Un avantage plus marqué pour les générations anciennes
Pour les personnes nées avant 1970, le service militaire pouvait durer jusqu’à douze mois. Une telle durée permettait de valider jusqu’à quatre trimestres de retraite. Cela représentait un avantage considérable pour atteindre le taux plein. Ce dispositif reconnaissait l’engagement citoyen des appelés, tout en compensant une période durant laquelle ils ne pouvaient pas cotiser comme un salarié classique. Il existe également des possibilités de départ anticipé pour ceux ayant effectué leur service militaire.
Une règle basée sur la durée effective
La règle principale repose sur la durée réelle du service. Un trimestre n’est validé que si la période atteint 90 jours complets. Toute approximation ou service plus court ou interrompu peut donc limiter le nombre de trimestres validés. Cette condition stricte explique pourquoi certains anciens appelés ne bénéficient pas du maximum de trimestres possibles, même s’ils ont effectué une période proche d’un an sous les drapeaux.
Les différences selon les générations
Une limite à trois trimestres pour la génération X
Depuis la réforme du service national en 1992, la durée du service militaire a été réduite à dix mois. Cette modification concerne surtout les hommes nés après 1970, souvent regroupés sous la génération X. Même si la durée se rapproche d’une année complète, seuls trois trimestres peuvent être validés. Le mois restant n’est pas pris en compte, ce qui empêche d’atteindre le seuil de quatre trimestres.
Une perception d’injustice chez les anciens appelés
Cette limitation est souvent critiquée. Les appelés concernés percevaient une solde symbolique et ne pouvaient exercer de travail rémunéré en parallèle. Certains estiment que cette différence de traitement entre générations crée une inégalité difficile à justifier. La possibilité que quelques semaines manquantes privent d’un trimestre entier est perçue comme disproportionnée, surtout lorsque cela influence l’âge de départ à la retraite.
Perspectives d’évolution et débats en cours
Toute modification des règles est actuellement à l’étude par le ministère du Travail et des Solidarités. Des propositions visant à mieux harmoniser les droits entre les générations sont régulièrement évoquées, notamment en ce qui concerne le plafond de trimestres validables. Par ailleurs, un service militaire volontaire à partir de 2026 pourrait, à terme, redéfinir le lien entre engagement citoyen et droits à la retraite. Les modalités futures de ce dispositif auront un impact sur le montant des pensions.



Laisser un commentaire