Retraites 2026 : Comment le service militaire peut booster votre pension
La réforme des retraites a renforcé l’importance de chaque trimestre validé pour les assurés. Pour bénéficier du taux plein, il faut justifier d’une durée d’assurance complète, ce qui pousse chacun à vérifier attentivement son relevé de carrière. Cependant, la période du service militaire est souvent oubliée. En France, ces mois d’incorporation sont assimilés à des trimestres validés gratuitement, sans cotisation. En 2026, cette règle pourrait permettre à de nombreux futurs retraités d’éviter une décote injuste. Mais pour en profiter, il est essentiel de fournir un document officiel, l’état signalétique et des services, souvent égaré au fil des années.
Le service militaire, un levier méconnu pour la retraite
Des trimestres assimilés sans cotisation
Contrairement aux périodes de travail classiques, le service militaire ne donne pas lieu à des cotisations. Pourtant, l’État considère que cette période ne doit pas pénaliser les assurés. Ces mois sont donc assimilés à des trimestres validés gratuitement pour la retraite de base. Ils s’ajoutent à la durée d’assurance totale, ce qui peut accélérer l’accès au taux plein.
La règle des 90 jours
Le principe est simple : 90 jours de service militaire équivalent à un trimestre validé. Ainsi, une année complète d’incorporation (environ 360 jours) permet de valider quatre trimestres. Cette règle s’applique aussi aux services civils ou aux périodes d’objection de conscience, selon des modalités similaires. En revanche, un service inférieur à 90 jours ne donne droit à aucun trimestre. Il est donc crucial de vérifier la durée exacte de son incorporation.
Un impact décisif sur le taux plein
En 2026, de nombreux assurés nés au début des années 1960 cherchent à atteindre le taux plein. Le service militaire peut jouer un rôle clé. Si vous avez effectué douze mois de service, vous pouvez valider quatre trimestres supplémentaires. Cela peut éviter une décote permanente et permettre un départ à la retraite anticipé. À l’inverse, si ces trimestres ne sont pas comptabilisés, vous risquez de devoir travailler plusieurs mois de plus inutilement.
Le document oublié qui change tout
L’état signalétique et des services
Pour faire valoir vos droits, un simple témoignage ou une photo en uniforme ne suffisent pas. L’administration exige un document officiel : l’état signalétique et des services. Ce document détaille précisément vos dates d’incorporation et de libération, ainsi que d’éventuelles permissions. C’est la seule preuve recevable par la Carsat ou la Cnav. Sans lui, vos trimestres liés au service militaire ne seront pas validés.
La procédure de transmission
Le moment idéal pour agir est lors de la vérification de votre relevé de carrière (RIS), accessible dès 35 ans mais particulièrement important à l’approche de la soixantaine. Si vous constatez un « trou » correspondant à votre service militaire, vous devez faire une demande de régularisation via votre espace personnel sur le site de l’Assurance retraite. Vous pourrez y téléverser une copie numérisée de votre état signalétique. Il est conseillé de conserver l’original, en cas de litige ou de contrôle.
Que faire en cas de document perdu ?
Beaucoup de futurs retraités ont égaré leur livret militaire ou leur état signalétique. Dans ce cas, il faut s’adresser au Centre des Archives du Personnel Militaire (CAPM) de Pau. C’est l’organisme habilité à délivrer un duplicata officiel. La demande peut se faire par courrier ou en ligne. Les délais de réponse varient de quelques semaines à plusieurs mois. Il est donc important d’anticiper, afin d’éviter tout retard dans le versement de la pension ou une estimation provisoire sans les trimestres manquants.



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