Retraite 2026 : combien touchent vraiment les gendarmes en fin de carrière

Combien gagne un gendarme à la retraite en 2026 ?

Des pensions parmi les plus élevées de la fonction publique

En 2023, un gendarme qui quitte l’uniforme touchait en moyenne 2 276 € brut par mois. Cependant, ce montant diffère selon le grade. Les sous-officiers supérieurs, qui représentent 73 % des départs, percevaient en moyenne 2 392 € brut mensuels. Pour les officiers supérieurs, la pension moyenne s’élevait à 3 751 € brut. Ces chiffres placent les gendarmes dans la tranche haute de la fonction publique, au-dessus des militaires des armées (1 814 €) ou des agents territoriaux (1 670 €). Seuls certains fonctionnaires civils d’État, avec 2 440 €, se rapprochent de ce niveau.

Une revalorisation en 2026

Le 1er janvier 2026, les pensions des retraités ont été augmentées de 0,9 %, une hausse correspondant à l’inflation annuelle. Concrètement, un sous-officier supérieur touche désormais 2 413 € brut par mois (+21 €), et un officier supérieur, 3 785 € (+34 €). Sur l’année, cette revalorisation représente un gain compris entre 240 € et 408 €. Cette hausse permet de maintenir le pouvoir d’achat, mais ne compense pas totalement la perte de valeur accumulée depuis vingt ans.

Les disparités entre hommes et femmes

Les écarts de pension ne concernent pas seulement les grades, mais aussi le sexe. En moyenne, une femme retraitée de la gendarmerie perçoit 1 767 € par mois, soit 500 € de moins que ses collègues masculins. Ces différences s’expliquent par des carrières plus courtes, des interruptions plus fréquentes et un accès tardif aux postes opérationnels. Moins de trimestres validés et moins de promotions pénalisent directement le montant de leur pension.

Le régime spécial des gendarmes et ses limites

Un calcul basé sur les six derniers mois

Contrairement aux salariés du privé, la retraite des gendarmes se calcule sur les six derniers mois de solde indiciaire. Le taux plein est fixé à 75 %, avec la possibilité d’atteindre 80 % grâce à des bonifications. L’intégration de l’Indemnité de Sujétion Spéciale de Police, représentant environ 20 % de la rémunération, constitue un avantage significatif. Ce système, partagé avec les policiers nationaux, reste peu connu des fonctionnaires civils.

Une retraite anticipée et des bonifications

Les gendarmes partent en moyenne à la retraite à 52 ans. Les sous-officiers, après 17 ans de service, et les officiers, après 27 ans. Des bonifications permettent d’ajouter des trimestres, soit 21,5 pour les sous-officiers et 18,8 pour les officiers, facilitant une retraite anticipée. Ce système est conçu pour des carrières rapides et intenses, mais il implique aussi une période plus longue à financer pour l’État.

Les prélèvements sociaux et leur impact

Comme tous les retraités, les gendarmes sont soumis à la CSG, la CRDS et la CASA. En 2026, au-delà de 26 472 € de revenu fiscal annuel, le taux global de ces prélèvements atteint 9,1 %. Un retraité touchant 2 400 € brut par mois perd environ 218 € chaque mois en cotisations sociales. Pour ceux dont le revenu est proche du seuil, une augmentation de pension peut entraîner un passage à une tranche supérieure, ce qui réduit aussi le montant net perçu.

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