Retrouvez tout ce qu’il faut savoir sur la pension de réversion 2026

La pension de réversion représente 54 % de la retraite de base du défunt. Elle bénéficie d’un minimum garanti fixé à 334,92 € par mois, soit environ 4 019 € par an. Pour y avoir droit, le conjoint décédé doit avoir cotisé au moins 15 ans. Cependant, l’accès à cette pension est soumis à des plafonds de ressources stricts. En 2026, ces plafonds ont été ajustés suite à la revalorisation du Smic, porté à 12,02 € de l’heure au 1er janvier.

Concrètement, le plafond de ressources est désormais fixé à 1 006,69 € par mois, soit 3 020,07 € par trimestre. Si les ressources du bénéficiaire dépassent ce seuil, la pension de réversion peut être réduite, voire totalement supprimée. Cette règle, peu connue, peut avoir des conséquences importantes pour ceux qui en bénéficient.

Conditions d’accès à la pension de réversion en 2026

Être marié au défunt

La pension de réversion est réservée aux conjoints mariés. Les partenaires de PACS ou les concubins n’y ont pas droit. En cas de divorce, l’ex-conjoint peut aussi prétendre à une part, sous réserve de respecter les conditions de ressources. Le mariage reste donc une condition essentielle pour bénéficier de cette pension, même si les formes d’union évoluent.

Respecter les plafonds de ressources

Le critère principal reste celui des revenus. En 2026, le plafond est fixé à 12 080 € par an pour une personne seule et à 19 328 € pour un couple. Ces montants incluent tous les revenus : salaires, pensions, revenus fonciers ou financiers. Dépasser ce seuil, même légèrement, peut entraîner la suppression totale ou partielle de la pension. La règle vise à aider les ménages modestes, mais elle peut pénaliser ceux dont les revenus dépassent de peu le plafond.

Le montant minimum garanti

La pension de réversion correspond à 54 % de la retraite du défunt, avec un minimum garanti pour éviter la précarité. En 2026, ce montant est fixé à 334,92 € par mois, à condition que le défunt ait cotisé au moins 60 trimestres (15 ans). Si la cotisation est inférieure, le montant est ajusté en proportion. Ce filet de sécurité assure un revenu minimal, sous réserve de respecter les plafonds de ressources.

Les effets de la revalorisation des seuils en 2026

Une hausse liée au Smic

Les plafonds ont été revalorisés en 2026 en raison de l’augmentation du Smic, qui a progressé de 1,18 % au 1er janvier. Cette hausse permet d’ajuster les seuils selon l’inflation et de maintenir la cohérence entre revenus et droits sociaux. Cependant, cette augmentation reste limitée et ne couvre pas toujours la hausse du coût de la vie. Les bénéficiaires doivent donc rester vigilants, car l’écart entre revalorisation et inflation peut réduire l’impact de cette mesure.

Le risque de perdre ses droits

Dépasser le plafond de ressources, même de quelques euros, peut entraîner la suppression de la pension de réversion. Cette situation est fréquente pour ceux dont les revenus fluctuent, notamment en cas de revenus locatifs ou de placements financiers. La règle est stricte : aucun dépassement n’est toléré. Il est essentiel que les conjoints survivants surveillent attentivement leurs revenus pour éviter toute mauvaise surprise.

Des règles différentes selon les régimes

La pension de réversion concerne principalement la retraite de base du régime général. Mais chaque régime complémentaire applique ses propres règles. Par exemple, dans le régime Agirc-Arrco, le taux est fixé à 60 % des droits du défunt, sans condition de ressources. Cette diversité complique la compréhension pour les bénéficiaires, qui doivent connaître ces différences pour optimiser leurs droits et éviter les erreurs.

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