Pourquoi votre pension Agirc-Arrco a-t-elle baissé en janvier 2026
Retraite Agirc-Arrco : pourquoi ma pension a-t-elle baissé en janvier ?
La retraite complémentaire Agirc-Arrco est versée chaque mois à près de 13 millions de retraités. Son montant brut est fixe et ne peut pas diminuer, même si la revalorisation annuelle n’a pas été effectuée en novembre dernier. En revanche, le montant net peut fluctuer, car il dépend des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA) et de l’impôt à la source. En janvier 2026, cette mise à jour a été anticipée, ce qui explique une baisse visible dès le premier versement de l’année. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour éviter les mauvaises surprises et mieux anticiper l’impact sur son budget.
Les deux principales raisons d’une baisse de votre pension nette
Changement du taux d’impôt à la source
La première explication, moins fréquente, concerne l’impôt à la source. Si vous avez demandé une mise à jour de votre taux en 2025, mais ne l’avez pas actualisé pour 2026, votre pension nette peut diminuer. Ce cas concerne peu de retraités, mais il rappelle l’importance de vérifier régulièrement son taux de prélèvement sur le site des impôts. Un oubli dans la mise à jour peut entraîner une baisse soudaine du montant perçu.
La mise à jour annuelle du taux de CSG
La deuxième cause, plus courante, tient à la révision annuelle du taux de CSG. Chaque année, l’administration fiscale communique à l’Agirc-Arrco et à l’Assurance retraite les taux applicables, en fonction du revenu fiscal de référence (RFR), du nombre de parts, et du lieu de résidence. En fonction des revenus déclarés pour 2024 (en 2025), il est possible de passer dans une tranche supérieure. Si votre taux de CSG augmente, votre pension nette diminue. À l’inverse, une baisse du taux entraine une augmentation.
Les seuils à connaître
Les seuils de CSG ont été revalorisés de 1,8 % cette année. Pour une personne seule, le taux réduit de 3,8 % s’applique jusqu’à un RFR de 13 048 €, le taux médian de 6,6 % jusqu’à 17 057 €, et le taux normal de 8,3 % au-delà de 26 472 €. Pour un couple, ces seuils sont respectivement de 20 016 €, 26 167 € et 40 604 €. Ces montants incluent également la CRDS (0,5 %) et la CASA (0,3 %). Si vos revenus ont augmenté en 2023 et 2024, notamment grâce à la revalorisation de 5,3 % des pensions de base, il est possible que vous ayez franchi un seuil et que votre taux de CSG ait été relevé.
Les effets pratiques pour les retraités en 2026
Une baisse immédiate dès janvier
Jusqu’à l’année dernière, la mise à jour des taux de prélèvements sociaux était effectuée en mars. Cette année, elle a été avancée à janvier. Cela explique que la baisse de pension a été visible dès le premier versement. Pour l’Assurance retraite, cette mise à jour est effective sur la pension de janvier, versée début février. Ce changement d’échéance a surpris de nombreux retraités.
Le mécanisme de lissage
Depuis 2019, un dispositif de lissage permet d’atténuer les effets d’un passage brutal d’un taux réduit à un taux supérieur. Concrètement, il faut être dans la même tranche pendant deux années consécutives pour que le nouveau taux s’applique. Cela protège ceux dont les revenus fluctuent légèrement. En revanche, si vous étiez déjà dans la tranche médiane en 2025 et que vous passez en 2026 à une tranche supérieure, la hausse sera immédiate.
Anticiper l’impact sur le budget
La baisse de la pension nette peut représenter plusieurs dizaines d’euros par mois. Par exemple, pour un retraité percevant 1 500 € nets, une augmentation du taux de CSG pourrait réduire ses revenus disponibles de 40 à 60 € mensuels. Sur une année, cela peut avoir des conséquences importantes. Il est donc conseillé aux retraités de surveiller leur revenu fiscal de référence et d’anticiper l’impact des revalorisations ou des autres revenus sur leur taux de prélèvements sociaux.



Laisser un commentaire