Ils sont celebres et pourtant ils touchent une retraite misérable

Plusieurs célébrités françaises ont connu la gloire sur scène, à la télévision ou au cinéma. Pourtant, lorsqu’elles évoquent leur retraite, elles sont souvent surprise par le montant de leur pension, qui leur paraît dérisoire par rapport à leur notoriété.

Des montants de pension faibles malgré la renommée

En 2023, la pension moyenne de retraite en France s’élevait à 1 666 € brut par mois, selon la DREES. Cependant, de nombreuses personnalités publiques ont dévoilé des chiffres bien inférieurs. Par exemple, Lio, artiste des années 1980, touche environ 980 € par mois après plus de quarante ans de carrière. Anny Duperey, actrice et écrivaine, perçoit seulement 600 €, tandis que le chanteur Frédéric François évoque 660 €. Même Laurent Cabrol, ancien « Monsieur Météo », ne perçoit que 1 200 €. À l’inverse, Jean-Marie Bigard a déclaré toucher 6 000 €, mais il dénonce une forte pression fiscale qui réduit ses revenus.

Les révélations des célébrités sur leurs pensions

Lio : une retraite « dramatique »

À 63 ans, Lio a déclaré que sa pension s’élève à 980 € par mois. Elle estime que ce montant est « dramatique » et espérait qu’il s’agissait d’une erreur. Son cas illustre la situation des artistes intermittents, dont les revenus sont souvent irréguliers et déclarés au cachet. Ces rémunérations ponctuelles ne permettent pas toujours de cotiser suffisamment pour une retraite confortable.

Anny Duperey : 600 € par mois

En 2022, l’actrice et écrivaine Anny Duperey expliquait percevoir 600 € du régime général. Elle bénéficie toutefois d’une retraite complémentaire. Son témoignage met en lumière le décalage entre la richesse de sa carrière et le montant de sa pension. Les cachets ponctuels, même très élevés, ne sont pas entièrement pris en compte dans le calcul des pensions, qui reste basé sur des plafonds journaliers.

Jean-Marie Bigard : une retraite « pressée comme un citron »

De son côté, Jean-Marie Bigard affirme toucher 6 000 € de pension. Cependant, il dénonce la fiscalité qui emporte une grande part de ses revenus. Sur le plateau de l’émission « Face à Hanouna », il expliquait que lorsqu’il paie ses impôts, il lui reste peu de choses. Son cas illustre cette réalité : certains artistes perçoivent des pensions élevées tout en critiquant la fiscalité qui limite leur pouvoir d’achat.

Pourquoi ces retraites restent faibles malgré la célébrité ?

Un régime de base limité par les cotisations

En France, la pension dépend des cotisations versées, et non du niveau de notoriété. Les artistes, même célèbres, cotisent généralement dans le cadre du régime de droit commun. Selon Jimmy Schuman, du Syndicat Français des Artistes-interprètes, un acteur peut être payé plusieurs milliers d’euros par jour de tournage, mais la Sécurité sociale ne prend en compte qu’un plafond d’environ 200 €. La pension est donc calculée sur cette base, ce qui explique le faible montant final.

Une carrière souvent irrégulière

Les artistes ont souvent des carrières marquées par des périodes d’activité intense et d’autres de creux. Ces irrégularités entraînent des cotisations incomplètes. Certains travaillent en indépendant, ce qui limite encore leurs droits à la retraite. Malgré leur renommée, cela explique pourquoi leurs pensions de base restent faibles, selon le quotidien 20 Minutes. Les revenus ponctuels, aussi élevés soient-ils, ne garantissent pas une retraite confortable.

Les revenus complémentaires souvent méconnus

De leur côté, beaucoup de célébrités bénéficient de revenus secondaires. Droits d’auteur, royalties, reventes télévisées, patrimoine immobilier ou cachets pour des émissions de divertissement complètent leurs pensions. Par exemple, Anny Duperey a participé à Mask Singer en 2023, avec des cachets estimés entre 30 000 et 50 000 €. Ces revenus annexes offrent une certaine stabilité financière, même si la pension de base reste modeste.

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