Mutuelles 2026 : une hausse choc de 4,3 % dès l’an prochain
Mutuelles 2026 : une hausse moyenne de 4,3 % dès l’année prochaine
Les tarifs des mutuelles santé devraient augmenter en 2026. Selon la Fédération nationale de la mutualité française (FNMF), la hausse moyenne sera de 4,3 % pour les contrats individuels et de 4,7 % pour les contrats d’entreprise. Ces chiffres restent inférieurs à ceux de 2025 (+6 %) et de 2024 (+8,1 %), mais ils restent bien au-dessus de la moyenne annuelle de 2,6 % observée entre 2010 et 2020.
Cette augmentation s’inscrit dans un contexte de hausse continue des coûts de la santé. La FNMF explique que la tendance à la hausse des cotisations n’est plus une surprise. La question n’est plus de savoir si les tarifs augmenteront, mais pourquoi ils continueront de le faire.
Les raisons de la hausse des tarifs
Pour justifier cette hausse, la mutualité évoque plusieurs facteurs. La première est l’augmentation constante des dépenses de santé. Selon elle, ces dépenses ont crû en moyenne de +4,4 % par an depuis 2020. Le président de la FNMF, Eric Chenut, souligne également que la population vieillit, ce qui entraîne une augmentation des besoins en soins. La croissance des coûts des soins et l’inflation compliquent aussi la tâche des complémentaires santé, qui peinent à absorber ces hausses seules.
Impact sur les assurés et le marché
La couverture par une mutuelle concerne une large partie du marché des complémentaires santé. La FNMF indique que celles-ci représentent un peu moins de la moitié du secteur, le reste étant détenu par des assureurs privés ou des organismes paritaires. La tendance générale est donc à une augmentation des tarifs, que ce soit pour des contrats individuels ou collectifs, afin de maintenir la qualité de la couverture.
Les éléments expliquant cette hausse
Plusieurs éléments expliquent cette tendance. La première est l’augmentation des dépenses de santé, qui s’accélère depuis 2020. La FNMF évoque aussi un « déni collectif » face aux enjeux liés au vieillissement et à la croissance des besoins en soins. Par ailleurs, la montée en flèche des coûts des soins et l’inflation jouent un rôle crucial. Les complémentaires santé ne peuvent plus compenser seules cette hausse des coûts.
Taxe à 16 % et transferts de charges
Un autre facteur de cette hausse concerne la fiscalité et les transferts de charges. La Sécurité sociale prévoit une taxe de 16 % sur les contrats de mutuelle dans son budget 2026. Cette taxe, ainsi que les transferts de charges depuis l’Assurance maladie, devraient coûter environ 1 milliard d’euros au secteur. La FNMF dénonce cette mesure, estimant qu’elle pèsera sur les assurés à terme. Elle souligne que la France est aujourd’hui une « anomalie européenne » en matière de TVA sur la santé, et que cette taxe est une façon pour le gouvernement de faire payer les consommateurs sans en assumer pleinement la responsabilité.
Eric Chenut dénonce également une tentative de déresponsabilisation de la part des autorités, en transférant la charge aux complémentaires santé. Il insiste sur le fait que ces organismes, à but non lucratif, ajustent leurs cotisations dans le but de garantir leur pérennité. La FNMF appelle à une meilleure régulation des dépenses de santé, notamment par la prévention et la lutte contre la fraude.
Quelles possibilités pour les assurés ?
Face à cette hausse annoncée, peu de leviers immédiats existent pour les assurés. Le Monde recommande cependant de revoir leur contrat de mutuelle, de s’informer sur les changements à venir pour 2026, et de comparer différentes offres. Il est conseillé d’analyser les garanties réellement utiles et de faire jouer la concurrence pour limiter l’impact financier.



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