Licencié pour avoir bu de l’alcool au travail, il empoche 102 911 euros six ans plus tard grâce à une erreur de son employeur
Après un éthylotest positif sur son lieu de travail, un chef de chantier a été licencié en octobre 2020. La justice a jugé que son employeur avait outrepassé ses droits en ne respectant pas les règles à la lettre. Il a été condamné en appel à verser plus de 100 000 euros d’indemnités au chef de chantier, ce qui a été confirmé par la Cour de cassation.
l a fini par obtenir gain de cause, six ans plus tard. Le 14 octobre 2020, le responsable d’un chef de chantier du sud de la France lui a demandé de se soumettre à un contrôle d’alcoolémie. Le chef de chantier a d’abord refusé, puis accepté ce test. Celui-ci est revenu positif, alors l’homme a dû avouer avoir consommé de l’alcool sur son lieu de travail. Or, cela représente des dangers, d’autant plus sur un chantier. L’homme a été convoqué quelques heures plus tard à un entretien préalable où il a été placé en mise à pied conservatoire. Deux semaines plus tard, il a été licencié pour faute grave, rapporte L’Indépendant.
Mais le salarié n’a pas accepté cette décision. Il a décidé de saisir le conseil de prud’hommes de Carcassonne, et la cour d’appel de Montpellier pour contester son licenciement pour y réclamer 128 123 euros de salaires et de différentes indemnités. Une demande à laquelle l’employeur ne s’attendait pas à devoir répondre, puisque l’éthylotest est revenu positif. Mais selon un avocat spécialiste du droit du travail, l’entreprise doit démontrer qu’un salarié occupait un poste à risque lorsqu’il a consommé de l’alcool pour justifier son licenciement. Il doit aussi suivre son règlement intérieur.
Source : Capital.fr



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