Mariage : 7 choix patrimoniaux à faire avant de dire « oui »
Régime matrimonial, assurance-vie, entreprise, patrimoine hérité… Avant de se marier, quelques décisions peuvent éviter de coûteux conflits en cas de divorce ou de succession. Découvrez les principaux points de vigilance.
Le mariage reste avant tout un engagement amoureux. Mais il produit aussi des effets patrimoniaux qui peuvent peser pendant des décennies. Plus d’un mariage sur deux se termine aujourd’hui par un divorce, rappelle Thibault Delahaye, président du cabinet de gestion de patrimoine Delahaye Capital. Pour lui, il est donc préférable d’anticiper les conséquences financières de cette union plutôt que d’avoir à les gérer dans l’urgence.
Son premier conseil est simple : avant même de choisir un régime matrimonial, chaque futur époux doit dresser un état des lieux précis de son patrimoine. Biens immobiliers, assurance-vie, placements financiers, entreprise, héritages ou donations : tous ces éléments influenceront les décisions à prendre. « Il faut faire le point sur le patrimoine existant et sur ce que l’on souhaite construire ensemble », résume-t-il.
1. Vérifier si un contrat de mariage est réellement adapté
Le régime légal de la communauté réduite aux acquêts convient à de nombreux jeunes couples qui commencent leur vie commune. Les biens acquis pendant le mariage deviennent communs, tandis que les héritages et donations restent des biens propres. Mais cette solution n’est pas universelle.
2. Choisir la séparation de biens si l’un est entrepreneur
Lorsqu’un des futurs époux crée ou développe une entreprise, Thibault Delahaye recommande souvent la séparation de biens. Sans cela, la valeur créée pendant le mariage peut être intégrée à la communauté. En cas de divorce, la moitié de la valeur économique de l’entreprise peut alors devoir être compensée auprès du conjoint.
3. Protéger un patrimoine constitué avant le mariage
Appartement acheté seul, portefeuille boursier, héritage familial ou donation importante : ces biens restent normalement personnels. Encore faut-il pouvoir en conserver la traçabilité au fil des années. L’expert conseille de les identifier clairement dans le contrat de mariage et de prévoir leur remploi lorsqu’ils servent à financer un nouveau bien immobilier.
4. Revoir immédiatement les bénéficiaires de son assurance-vie
Le mariage constitue aussi un bon moment pour vérifier les clauses bénéficiaires des contrats d’assurance-vie. Beaucoup de contrats désignent encore les parents, des frères et sœurs ou un ancien conjoint. Une simple modification permet d’adapter la transmission à la nouvelle situation familiale, sans frais particuliers.
Source : Capital.fr



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