Comment réduire facilement ses droits de succession grâce à ces placements clés

Optimiser sa transmission : quels placements privilégier ?

Préparer sa succession consiste à choisir les placements qui offrent les meilleures conditions fiscales tout en respectant la législation civile. Quatre leviers principaux sont souvent utilisés : l’assurance-vie, le plan d’épargne retraite (PER) assuriel, le démembrement de propriété, et l’investissement forestier via des groupements.

L’objectif est de réduire la facture des droits de succession pour ses héritiers, sans risquer de contestation. L’assurance-vie et le PER jouent sur les abattements, le démembrement agit sur la valeur taxable, tandis que les investissements forestiers bénéficient d’exonérations spécifiques. Toutefois, mal utilisés, ces outils peuvent aussi entraîner des impôts élevés ou des conflits familiaux.

Penser d’abord en termes de droit civil, avant la fiscalité

En droit français, une partie du patrimoine, appelée réserve héréditaire, doit obligatoirement revenir aux enfants ou, à défaut, au conjoint survivant. Le reste, appelé quotité disponible, peut être transmis librement. Le conjoint ou partenaire de PACS est généralement exonéré de droits de succession sur ce qu’il reçoit, alors que la fiscalité devient plus lourde pour les liens de parenté plus éloignés.

Selon le site officiel Service-public.fr, il est possible de transmettre 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans payer de droits de donation. Les donations permettent donc d’optimiser la fiscalité successorale. Donner la nue-propriété d’un bien, tout en conservant l’usufruit, est une stratégie efficace pour réduire la base taxable.

Les placements clés pour transmettre son patrimoine

L’assurance-vie et le PER sont des placements essentiels pour préparer une transmission. Sur le site impots.gouv.fr, il est précisé que pour les primes versées avant 70 ans, l’assurance-vie bénéficie d’un régime avantageux. Chaque bénéficiaire peut profiter d’un abattement de 152 500 €, puis d’un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 €, et de 31,25 % au-delà. Après 70 ans, une exonération globale de 30 500 € s’applique sur les primes, avec une exonération des gains.

Le PER assuriel reprend ces avantages, mais en fonction de l’âge au moment du décès, et non de celui des versements. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles, ce qui limite son utilisation pour la transmission. Le PER reste principalement un outil de préparation à la retraite, la transmission étant un avantage secondaire.

Le démembrement, la propriété en forêt, et autres leviers avancés

Le démembrement de propriété sépare l’usufruit de la nue-propriété, selon l’article 669 du Code général des impôts. La valeur fiscale de la nue-propriété dépend de l’âge de l’usufruitier : à 55 ans, elle représente environ 50 % de la valeur totale du bien. Transmettre la nue-propriété d’un immeuble, d’un compte-titres ou d’un contrat de capitalisation permet de réduire la base imposable, tout en conservant l’usage ou les revenus jusqu’au décès.

Les groupements forestiers d’investissement s’appuient sur des dispositifs fiscaux spécifiques, comme l’article 200 quindecies, qui offre un crédit d’impôt de 25 %, et l’article 793, qui prévoit un abattement de 75 % sur la valeur des bois ou forêts lors d’une donation ou succession. Sur un actif de 100 000 €, seul un montant de 25 000 € sera pris en compte dans l’assiette taxable. Cependant, ces placements exigent un horizon d’investissement à long terme et une moindre liquidité, ce qui en fait plutôt un complément à l’assurance-vie et au PER qu’un substitut.

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