Cumul emploi-retraite 64-67 ans : ne ratez pas la date clé 2026
Cumul emploi-retraite des 64-67 ans : la date limite pour éviter la double pénalité
Les futurs retraités âgés de 64 à 67 ans doivent faire attention à la date du 31 décembre 2026. En effet, à partir du 1er janvier 2027, la réforme du cumul emploi-retraite, introduite par la LFSS 2026, va modifier en profondeur le dispositif. Ceux qui choisiront de liquider leur première pension avant cette date continueront à bénéficier de l’ancien régime. Au-delà, leurs revenus d’activité seront plafonnés et ils perdront certains droits futurs.
Ce changement concerne une nouvelle « double pénalité » pour cette tranche d’âge. La première consiste en un plafonnement immédiat de la pension dès que les revenus d’activité dépassent un certain seuil. La seconde, moins visible, est la suspension de la génération d’une « seconde pension » pour ceux qui cotisent entre 64 et 67 ans. Cette seconde pension, qui pouvait améliorer la retraite une fois l’emploi arrêté, ne sera plus versée à partir de 2027.
Qui sera concerné par la nouvelle règle à partir du 1er janvier 2027 ?
Selon le site officiel Service-Public.fr, cette réforme découle de l’article 102 de la loi n°2025-1403 du 30 décembre 2025. Elle ne s’applique qu’aux pensions de base versées à compter du 1er janvier 2027. Les retraités ayant liquidé leur pension avant cette date, même s’ils continuent à travailler, restent soumis aux anciennes règles du cumul intégral.
Le principe est simple : entre l’âge légal, fixé désormais à 64 ans, et 67 ans, le cumul emploi-retraite reste possible mais sous des conditions plus strictes. Au-delà de 67 ans, âge du taux plein automatique, le cumul redeviendra intégral. Les cotisations versées à cette période ouvriront alors droit à une seconde pension, limitée à 2 403 euros bruts par an.
Un plafonnement immédiat dès 7 000 euros de revenus annuels
De 64 à 67 ans, la nouvelle règle est la suivante : si vos revenus d’activité annuels restent inférieurs ou égaux à 7 000 euros, votre pension de base est versée en totalité. En revanche, si vous dépassez ce plafond, votre pension sera réduite de 50 % du montant excédentaire. Concrètement, une partie de vos revenus supplémentaires est alors partagée avec la caisse de retraite.
Pour illustrer cette nouvelle règle, le site SeniorActu donne l’exemple d’une personne qui, à 65 ans, percevait une pension brute de 1 400 euros par mois et reprend un emploi à 800 euros bruts par mois, soit 9 600 euros par an. Avant la réforme, le cumul était intégral jusqu’à 2 200 euros par mois. Après l’écrêtement de 1 300 euros, la pension est réduite à 1 292 euros, et le revenu total à 2 092 euros, ce qui représente une perte d’environ 108 euros par mois.
La double pénalité : la pénalité invisible et la fenêtre du 31 décembre 2026
Une autre difficulté réside dans la « pénalité invisible » liée à la fin du dispositif permettant d’ouvrir une nouvelle pension chaque année travaillée en cumul intégral. Depuis la réforme de 2023, chaque année où l’on cumule pension et emploi permettait d’accroître sa retraite de 2 403 euros bruts par an, à vie. Entre 65 et 67 ans, cela pouvait représenter jusqu’à 4 800 euros supplémentaires de pension annuelle.
La LFSS 2026 met fin à cette possibilité pour les moins de 67 ans, même si les cotisations continuent d’être prélevées. La date limite pour continuer à bénéficier de ces droits est fixée au 31 décembre 2026.
Selon l’Assemblée nationale, ces mesures devraient permettre d’économiser environ 400 millions d’euros en 2027, et jusqu’à 1,9 milliard d’euros d’ici 2030.



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