Une Veuve découvre une pension supplémentaire qu’elle ignorait totalement

Une veuve découvre qu’elle pouvait bénéficier d’une pension supplémentaire

Pendant longtemps, une femme de 65 ans a cru que ses démarches de retraite étaient terminées. Elle percevait déjà la pension de réversion du régime de base, versée par l’Assurance retraite, qui représentait environ 54 % de la retraite de son mari, selon le site officiel Service-Public. Pour elle, la déclaration de décès à la mairie, aux impôts et à la banque suffisait. Le virement qu’elle recevait chaque mois lui confirmait cette impression.

Ce qu’elle ignorait, c’est qu’elle pouvait également bénéficier d’une pension de réversion auprès de l’Agirc-Arrco, la caisse de retraite complémentaire. Cette pension aurait dû lui être versée en plus, sous forme d’un second virement mensuel. La caisse explique que cette réversion correspond à 60 % des droits du défunt et qu’elle n’est soumise à aucune condition de ressources. Pourtant, cette prestation reste méconnue de nombreux veufs et veuves.

Comment obtenir la pension de réversion Agirc-Arrco

Selon la caisse complémentaire, la pension de réversion est versée au conjoint ou à l’ex-conjoint non remarié du salarié décédé. Il faut avoir été marié avec le défunt pour y avoir droit. L’âge minimum pour faire une demande est généralement de 55 ans, sauf en cas d’invalidité ou si le bénéficiaire a au moins deux enfants à charge. Le montant de cette pension dépend du nombre de points de retraite complémentaire accumulés par le défunt, dont 60 % sont convertis en réversion.

La demande ne se fait pas automatiquement. Service-Public indique qu’il est possible de déposer en ligne une seule demande pour les régimes de base et complémentaires via le portail Info-Retraite. La caisse précise aussi que le dossier doit être complété et envoyé dans les 12 mois suivant le décès pour que la réversion soit versée sur une année entière.

Différences entre la réversion du régime de base et celle de l’Agirc-Arrco

Dans le régime général, la pension de réversion est soumise à des plafonds de ressources. Service-Public fixe un plafond annuel de 25 001,60 euros pour une personne seule et de 40 002,56 euros pour un couple. Au-delà, la pension est réduite. Le taux de 54 % et un minimum annuel de 4 019,13 euros sont garantis uniquement si le défunt a suffisamment cotisé.

Pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, la réversion est calculée uniquement à partir des points de retraite accumulés. La caisse ne prend pas en compte le patrimoine ou les revenus du survivant. Cette pension peut se cumuler avec celle du régime de base, offrant ainsi un revenu supplémentaire chaque mois. Elle permet de sécuriser le paiement des charges courantes dans un budget serré.

Le vrai risque pour la veuve de 65 ans : les délais perdus

Les règles de l’Agirc-Arrco prévoient que la réversion prend effet dès le premier jour du mois suivant le décès, à condition que la demande ait été déposée dans les 12 mois. Passé ce délai, seul un rappel pour la dernière année est possible, ce qui signifie que les mois antérieurs sont définitivement perdus. Pour une veuve qui découvre tard son droit, chaque mois non réclamé représente donc une somme qui aurait pu lui revenir, déjà cotisée par le défunt.

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