Retraite sous le soleil : attention aux pièges financiers à l’étranger
De nombreux seniors envisagent de partir vivre leur retraite sous le soleil, attirés par un coût de la vie plus doux tout en conservant leurs revenus français. Cependant, quitter la France peut avoir des conséquences financières importantes, car plusieurs aides sociales sont réservées aux résidents français.
Selon le Code de la sécurité sociale et la Caisse d’allocations familiales, un séjour prolongé à l’étranger peut entraîner la suspension de ces aides. Parmi celles-ci, l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées), l’APL (aide personnalisée au logement) et la Complémentaire santé solidaire sont les plus concernées. Ces aides peuvent représenter plusieurs centaines d’euros chaque mois, voire couvrir quasi intégralement les frais de santé.
ASPA : un plafond à connaître avant de partir
En 2026, le plafond de l’ASPA est fixé à 1 043,59 € par mois pour une personne seule et à 1 620,18 € pour un couple. Cette aide vient compléter la retraite pour atteindre ces montants. La loi stipule que pour continuer à en bénéficier, il faut résider en France de façon stable, c’est-à-dire au moins 9 mois par an.
Concrètement, il est possible de séjourner à l’étranger jusqu’à trois mois par an sans perdre cette aide. Au-delà, la résidence est considérée comme hors de France, et l’ASPA est suspendue. Si vous continuez à percevoir cette aide en étant à l’étranger, des sanctions peuvent être appliquées, y compris la récupération des sommes indûment versées.
Ce qu’il faut savoir sur l’APL
L’APL est versée par la Caisse d’allocations familiales pour un logement principal situé en France. La règle précise que ce logement doit être occupé au moins 8 mois par an. Si vous résiliez votre bail ou vendez le logement avant de partir, cette aide cesse automatiquement.
De plus, si vous conservez votre logement mais vivez principalement à l’étranger, la CAF peut considérer que ce n’est plus votre résidence principale, ce qui entraînera la suspension de l’aide.
Il est important de noter que l’APL n’est pas prise en compte dans le calcul des ressources pour l’ASPA. Ainsi, il est possible de continuer à bénéficier des deux aides tant que vous vivez en France. En revanche, si vous partez à l’étranger, la fin de l’ASPA et de l’APL signifie que vous devrez assumer seul le coût de votre logement dans votre nouveau pays, sans assistance française.
Ce qu’il faut savoir sur la complémentaire santé solidaire
La Complémentaire santé solidaire est réservée aux assurés vivant en France, dans le cadre de la protection universelle maladie. La condition pour en bénéficier est de rester au moins 6 mois par an sur le territoire français. En s’installant à l’étranger, cette couverture est perdue, ce qui peut entraîner une augmentation des dépenses de santé.



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