Retraites Agirc-Arrco gelées : la fin du suspense approche
Depuis le 1er novembre 2025, la retraite complémentaire Agirc-Arrco est gelée, ce qui inquiète de nombreux retraités du secteur privé. En effet, près de 14 millions de personnes attendent de voir si leur pension pourra bénéficier d’une augmentation avant l’automne 2026, ou si elle restera inchangée jusqu’à cette date.
Depuis plusieurs mois, les syndicats mettent la pression sur les responsables patronaux pour relancer le dialogue. Une réunion spécifique sur le gel de 2025 et un éventuel rattrapage a été programmée pour le 5 mai, après une première tentative en janvier qui n’a pas abouti. Pour les retraités, la question est simple : leur retraite complémentaire Agirc-Arrco pourra-t-elle évoluer avant le 1er novembre 2026 ?
Un gel inédit de la retraite complémentaire
Le 17 octobre 2025, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco n’a pas validé la revalorisation traditionnelle prévue pour le 1er novembre. Résultat : aucune augmentation n’a été appliquée aux pensions complémentaires, dont la valeur du point est restée stable jusqu’à fin octobre 2026. Selon l’accord national interprofessionnel 2023-2026, une hausse d’environ 0,6 % aurait dû être prévue, avec une fourchette allant de 0,2 % à 1 %.
Normalement, cette augmentation sert à compenser partiellement l’inflation et la perte de pouvoir d’achat. En 2025, aucune revalorisation n’a été versée, alors que l’inflation hors tabac aurait dû entraîner une hausse comprise entre 0,2 % et 1 %. Christelle Thieffinne, de la CFE-CGC, souligne que cette absence de revalorisation est un échec et un sujet prioritaire pour les partenaires sociaux.
Les demandes des syndicats avant novembre 2026
Depuis janvier, les cinq principales organisations syndicales (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et CFDT) ont formellement demandé aux organisations patronales (Medef, CPME, U2P) d’ouvrir des négociations. Leur objectif est clair : revenir sur l’année blanche de 2025 et envisager un rattrapage.
Une première réunion est prévue pour le 5 mai. Les syndicats souhaitent distinguer cette éventuelle hausse de rattrapage d’une future revalorisation classique prévue pour novembre 2026. Selon eux, le rattrapage devrait se situer entre 0,6 % et 1 %, compte tenu du contexte inflationniste et de la solidité financière du régime, qui dispose de réserves équivalentes à environ douze mois de prestations, soit le double de la règle d’or. De son côté, le patronat reste pour l’instant silencieux, mais une nouvelle rencontre pourrait avoir lieu après le 14 juillet.
Quels scénarios pour la revalorisation avant novembre 2026 ?
Pour qu’une hausse intermédiaire soit effective avant le 1er novembre 2026, un accord doit être trouvé entre les partenaires sociaux. La réunion du 5 mai doit faire un état des lieux du gel de 2025 et explorer les différentes options, y compris la date de mise en œuvre.
En théorie, une augmentation pourrait intervenir en cours d’année, avec ou sans rétroactivité, si un compromis est signé. Certains syndicats évoquent également la possibilité de recours en justice pour faire appliquer automatiquement la formule de revalorisation prévue par l’accord. Par exemple, un rattrapage de 0,6 % représenterait environ 1,80 euro par mois pour une pension de 300 euros, 3,60 euros pour 600 euros, et 6 euros pour 1 000 euros.
En l’absence d’accord ou de décision judiciaire, la prochaine revalorisation officielle reste programmée pour le 1er novembre 2026.



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