Crise immobilière au Royaume-Uni : où acheter avant la hausse des prix
Avec la remontée des taux d’intérêt et des critères de prêt plus stricts, le coût d’un crédit immobilier au Royaume-Uni devrait continuer à augmenter dans les années à venir. Parallèlement, plusieurs villes voient déjà leurs prix moyens s’envoler, avec une hausse de 10 000 à 16 000 £ en douze mois, selon l’Indice des prix des maisons britannique.
Pour un acheteur français intéressé par le marché britannique, la question est claire : où acheter maintenant pour bénéficier de prix encore raisonnables, tout en anticipant une hausse future qui pourrait compenser le coût plus élevé du crédit ? En croisant les données de Purplebricks et de l’Indice des prix, dix villes se détachent, allant du Nord de l’Angleterre au Pays de Galles. Certaines sont même déjà en train de tirer leur épingle du jeu.
Les villes du Nord de l’Angleterre où les prix accélèrent
Dans cette région, plusieurs métropoles proposent encore des prix inférieurs à la moyenne nationale, qui s’élève à 270 000 £. À Manchester, le prix moyen d’une maison tourne autour de 257 630 £, en augmentation de près de 14 000 £ en un an. Leeds se maintient à 246 293 £, tandis que Warrington atteint 251 903 £, restant en dessous de la moyenne nationale. À Liverpool et à Stoke-on-Trent, il est encore possible de trouver des biens à moins de 150 000 £, voire autour de 185 000 £.
La ville de Newcastle upon Tyne illustre également cette tendance avec un prix moyen de 207 936 £, en hausse de près de 12 000 £ en un an. Selon Lee Reynolds, directeur national des ventes chez Purplebricks, Newcastle est une ville dynamique qui offre beaucoup d’atouts culturels, sportifs et gastronomiques. Il souligne que la ville devrait connaître une croissance importante dans les années à venir, ce qui pourrait faire exploser les prix. De nombreux acheteurs anticipent déjà cette hausse en se positionnant sur le marché.
Villes régionales, villes étudiantes et marchés haut de gamme
Plus au sud, notamment dans le Pays de Galles, plusieurs villes se démarquent, même si leurs prix dépassent déjà la moyenne nationale. À Bristol, le prix moyen d’une maison est de 353 265 £, en légère baisse par rapport à l’année précédente. Cardiff, la capitale galloise, affiche une moyenne de 271 273 £, en augmentation de 6 405 £ en un an. Northampton, prisée des navetteurs vers Londres, se situe à 294 010 £. Enfin, Oxford affiche un prix moyen impressionnant de près de 560 000 €, à 480 531 £.
Choisir sa ville avant que les coûts d’emprunt n’augmentent davantage
Selon Purplebricks et l’Indice des prix des maisons, la tendance à court terme prévoit une hausse modérée des prix, comprise entre 1 et 3 % par an. Les zones moins chères du Nord-Ouest, des Midlands et du Pays de Galles devraient connaître des performances plus fortes. En revanche, dans le Sud, des villes comme Bristol ou Oxford, très recherchées à cause de leur concentration d’emplois, restent peu nombreuses en offre, ce qui limite les baisses possibles, même avec des taux déjà élevés.
Pour les ménages souhaitant acheter à crédit, l’enjeu est double : trouver un marché où la mensualité reste abordable aujourd’hui, tout en conservant une possibilité de revente avec une plus-value à l’avenir. Les budgets limités se tourneront vers Stoke-on-Trent ou Warrington. Les investisseurs locatifs privilégieront plutôt des villes étudiantes comme Manchester, Leeds ou Liverpool. Enfin, ceux qui cherchent à constituer un patrimoine continueront de cibler Oxford, Bristol ou Newcastle upon Tyne avant que le coût des hypothèques n’augmente encore davantage.



Laisser un commentaire