Factures de gaz en hausse : préparez-vous à une augmentation de 15 % en mai
Les ménages français doivent se préparer à une nouvelle hausse de leurs factures de gaz. Selon Emmanuelle Wargon, présidente de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), cette augmentation pourrait atteindre 15 % en mai. Cette hausse est principalement liée à la hausse des prix du gaz sur le marché européen, causée par des attaques contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient.
Si cette augmentation reste limitée au printemps, elle pourrait avoir des conséquences plus lourdes à l’approche de l’hiver, où la consommation de gaz augmente généralement. Face à cette situation, EDF et Engie proposent plusieurs solutions pour aider les consommateurs à mieux gérer leur budget énergétique.
Une hausse confirmée des prix du gaz
Une crise liée aux tensions internationales
La hausse des prix du gaz en mai 2026 est principalement due aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les attaques contre plusieurs raffineries ont provoqué une forte augmentation des cours du TTF néerlandais, la référence européenne du gaz, avec une hausse de 35 % en une seule journée. Bien que les prix se soient quelque peu stabilisés depuis, le mégawattheure reste élevé, autour de 61,85 euros. Cette situation rappelle les chocs énergétiques de 2022, suite à l’invasion de l’Ukraine, et met en lumière la dépendance de l’Europe aux marchés mondiaux.
Un décalage sur les factures françaises
En France, les contrats de gaz indexés sur les cours mondiaux prennent environ deux mois pour se répercuter sur les factures. Ainsi, les prix de mars seront appliqués en mai. La CRE prévoit une augmentation d’environ 15 %, mais cette hausse concerne une consommation limitée, car le chauffage représente environ deux tiers de la facture annuelle. La hausse du printemps est donc modérée, mais elle est un signal inquiétant pour l’hiver prochain si les prix ne redescendent pas.
Un impact pour des millions de foyers
Environ 10 millions de consommateurs particuliers de gaz en France sont concernés. Selon Moneyvox, entre 40 % et 50 % d’entre eux ont un contrat à prix fixe, ce qui les protège de la hausse immédiate. Les autres, dont le contrat est indexé, verront leur facture augmenter. Ce différentiel souligne l’importance du choix du type de contrat pour maîtriser ses dépenses énergétiques. Un contrat à prix fixe offre une meilleure stabilité face aux fluctuations du marché, contrairement à un contrat indexé.
Les solutions proposées par EDF et Engie
Opter pour des offres à prix fixe
EDF et Engie recommandent les offres à prix fixe pour sécuriser le budget énergétique. Ces contrats permettent de bloquer le tarif du gaz sur plusieurs années, évitant ainsi les hausses imprévues. Cette option est particulièrement utile pour les foyers qui consomment beaucoup de gaz, notamment pour le chauffage. Cependant, le prix initial peut être légèrement supérieur, ce qui doit être pris en compte dans une réflexion à long terme.
Réduire sa consommation
Au-delà des contrats, EDF et Engie insistent sur l’importance de réduire la consommation. Des gestes simples, comme baisser légèrement le chauffage, améliorer l’isolation ou entretenir régulièrement la chaudière, peuvent limiter l’impact des hausses. Les fournisseurs proposent également des outils numériques pour suivre sa consommation en temps réel et identifier les postes de dépense les plus importants. Ces conseils visent à responsabiliser les ménages et à leur donner les moyens d’agir sur leur facture.
Accompagner les ménages en difficulté
Enfin, EDF et Engie mettent en avant des dispositifs pour soutenir les foyers modestes. Le chèque énergie, par exemple, peut être utilisé pour payer les factures de gaz. Des facilités de paiement et des étalements de facture sont aussi proposés pour éviter la précarité énergétique. Cet accompagnement social est essentiel pour que la hausse des prix ne conduise pas à des coupures ou des renoncements au chauffage.



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