Retraite : découvrez l’AVA, la nouvelle aide pour les aidants dévoués
Mise en place le 1er septembre 2023, l’Assurance vieillesse des aidants (AVA) est un dispositif destiné à protéger les droits à la retraite des personnes qui ont réduit ou arrêté leur activité professionnelle pour s’occuper d’un proche dépendant. Concrètement, cette aide permet de valider des trimestres de retraite sans cotiser, grâce à une prise en charge par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Financé par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), l’AVA peut représenter jusqu’à quatre trimestres par an, offrant ainsi des avantages importants. Cependant, cette aide reste encore peu connue du grand public.
Comprendre l’AVA et son impact sur la retraite
Un dispositif conçu pour les aidants
L’AVA cible les personnes qui réduisent ou cessent leur activité pour accompagner un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Elle concerne les salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs indépendants et agents publics. Depuis septembre 2023, il n’est plus nécessaire d’avoir un lien de parenté ou de vivre sous le même toit pour bénéficier de l’aide. L’objectif est d’éviter que le rôle d’aidant n’impacte négativement les droits à la retraite.
Validation de trimestres sans cotisation
Un des principaux atouts de l’AVA est la possibilité de valider des trimestres de retraite sans cotisations directes. La CAF ou la MSA verse des cotisations à la caisse de retraite de l’aidant, calculées sur la base du SMIC. Cela permet de sécuriser jusqu’à quatre trimestres par année. Ces périodes comptent aussi dans le calcul de la retraite anticipée pour carrière longue, ce qui constitue un avantage majeur pour ceux dont la carrière a été interrompue ou raccourcie.
Une sécurité pour la pension future
Au-delà de la validation des trimestres, l’AVA offre une garantie supplémentaire : la possibilité d’obtenir une retraite à taux plein dès 65 ans, même si le nombre de trimestres requis n’est pas atteint. Cette mesure vise à protéger les aidants qui ont réduit leur activité pour accompagner un proche, évitant ainsi une décote sur leur pension et assurant une sécurité financière à long terme.
Les conditions d’accès et les démarches à suivre
Qui peut en bénéficier ?
L’AVA s’adresse à plusieurs profils. Les aidants familiaux y ont droit s’ils perçoivent l’Allocation journalière du proche aidant (AJPA), qui indemnise un congé dédié à l’accompagnement. Les parents d’enfants handicapés peuvent également en bénéficier si leur enfant présente un taux d’incapacité d’au moins 80 % ou bénéficie de dispositifs comme l’AEEH ou la PCH. Enfin, toute personne accompagnant régulièrement un adulte en perte d’autonomie ou en situation de handicap peut prétendre à l’AVA, sous réserve de justifier du niveau de dépendance de la personne aidée.
Les démarches pour s’inscrire
Dans certains cas, l’affiliation à l’AVA est automatique, notamment pour les bénéficiaires de l’AJPA ou de l’Allocation journalière de présence parentale (AJPP). Sinon, il faut faire une demande auprès de la CAF ou de la MSA. Le dossier doit inclure une pièce d’identité, un justificatif de domicile, une attestation médicale précisant le taux d’incapacité de la personne aidée, ainsi que des justificatifs liés à la situation de handicap ou de perte d’autonomie. Une fois accepté, le dispositif permet de sécuriser ses droits à la retraite sans interruption.
Différence entre AVA et AVPF
Il est important de distinguer l’AVA de l’Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). L’AVPF concerne les parents qui élèvent leurs enfants, tandis que l’AVA concerne les aidants accompagnant un proche en situation de handicap ou de dépendance. Le financement diffère également : l’AVA est entièrement financée par la CNSA, alors que l’AVPF est prise en charge par la branche famille de la Sécurité sociale. Les critères d’éligibilité ne sont pas identiques, notamment en ce qui concerne le lien avec la personne aidée et le niveau de dépendance requis.



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