Retraite de gardien d’immeuble : ce qu’il faut vraiment savoir

Le montant de la retraite d’un gardien d’immeuble : une combinaison de droits

Le sujet de la retraite pour un gardien d’immeuble revient souvent : quelle sera la somme versée chaque mois ? Quelle prime de fin de carrière recevra-t-il de la copropriété ou du bailleur ? Ce métier est souvent exercé toute une vie, avec un logement de fonction, ce qui rend le départ encore plus émouvant.

En réalité, la retraite d’un gardien se compose de deux éléments : une pension versée par les caisses de retraite et une indemnité de départ à la retraite. Cette dernière est prévue par la convention collective 1043, applicable aux gardiens, concierges et employés d’immeubles. Un facteur important influence le montant : la catégorie du gardien, A ou B.

Quelle pension de retraite pour un gardien d’immeuble ?

Le gardien d’immeuble dépend du régime général des salariés du privé. Depuis la réforme de 2023, l’âge légal de départ progresse de 62 à 64 ans, selon l’année de naissance. Un salarié doit cotiser pendant 43 années pour obtenir sa pension à taux plein. Il peut aussi partir plus tard, jusqu’à 67 ans, avec une pension à taux plein automatique si la durée de cotisation n’est pas atteinte.

La pension de base, versée par la Cnav ou la Carsat, ainsi que la pension complémentaire (Agirc-Arrco), dépendent des salaires soumis à cotisations durant toute la carrière. Cela inclut aussi l’avantage logement intégré au bulletin de paie. En plus de cette pension mensuelle, la convention collective prévoit une prime de fin de carrière, versée par l’employeur ou le syndicat des copropriétaires.

Indemnité de départ à la retraite selon la catégorie

Lorsqu’un gardien décide lui-même de partir, on parle de départ volontaire. Il a alors droit à une indemnité spécifique, dont le montant dépend de sa catégorie et de son ancienneté.

Catégorie A

Pour un salarié de cette catégorie, l’indemnité est calculée en fonction de l’ancienneté dans l’immeuble ou l’entreprise :
– 10 à 14 ans : un demi-mois de salaire
– 15 à 19 ans : un mois de salaire
– 20 à 29 ans : un mois et demi
– 30 ans et plus : deux mois de salaire

Catégorie B

Le calcul est plus précis, basé sur des fractions de mois selon l’ancienneté :

  • Moins de 7 ans : 1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté
  • Plus de 7 ans : 1/5 de mois plus une majoration de 2/15 de mois après la 7e année
  • Au-delà de 19 ans : une majoration supplémentaire de 1/10 de mois après la 19e année

Le salaire de référence utilisé est celui qui avantage le plus le gardien : pour la catégorie A, c’est soit le douzième de la rémunération brute des douze derniers mois, soit un tiers des trois derniers mois (primes incluses). Pour la catégorie B, ce sera le montant brut mensuel contractuel ou la moyenne des trois derniers mois.

La mise à la retraite et ses droits

Lorsque l’employeur ou le syndicat décide de mettre fin au contrat, on parle de mise à la retraite. Entre 65 et 69 ans, cela nécessite l’accord du gardien. À partir de 70 ans, la mise à la retraite peut être automatique, selon la convention collective.

Dans ce cas, l’indemnité suit la même formule que pour la catégorie B : 1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté, avec les majorations après 7 et 19 ans. Le salaire de référence est calculé selon les mêmes options que pour un départ volontaire, en choisissant la méthode la plus avantageuse pour le gardien.

Un préavis est aussi prévu :
– Catégorie A : un mois si l’ancienneté est inférieure à deux ans, deux mois si elle est plus longue
– Catégorie B : six mois, avec obligation de quitter le logement de fonction à la fin du préavis.

Enfin, la prime de fin de carrière s’ajoute à la pension versée par les caisses de retraite.

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