Cout des Obsèques coût : comment la famille peut-elle éviter la ruine financière

Lorsque survient un décès, la famille doit faire face à un double choc : émotionnel et financier. En France, le coût moyen des obsèques s’élève à environ 3 350 € pour une inhumation et 3 609 € pour une crémation. Selon les prestations choisies, ces devis peuvent atteindre 6 500 €. Pour un conjoint survivant ou un enfant gagnant le SMIC, il peut être impossible d’avancer une telle somme.

Heureusement, plusieurs aides financières existent pour aider à couvrir ces frais. Il est possible de bénéficier de versements de la Sécurité sociale, de remboursements liés à la retraite, de secours de la CAF ou de la mairie. D’autres solutions incluent l’utilisation du compte bancaire du défunt, de la succession ou encore des contrats d’assurance souscrits par le défunt. Chacune de ces aides a ses conditions, ses plafonds et ses délais, qu’il est important de connaître pour agir au bon moment.

Qui paie les obsèques et quelles aides nationales existent ?

En droit français, ce sont généralement les proches ayant qualité pour organiser les funérailles qui doivent en assumer le coût. En pratique, ce sont souvent les héritiers ou les enfants soumis à l’obligation alimentaire. Ils peuvent ensuite se faire rembourser tout ou partie des dépenses si la succession le permet, ou via des dispositifs spécifiques post-décès. Si la famille est sans ressources et qu’aucun actif n’est disponible, la mairie du lieu de décès doit prendre en charge des funérailles simples.

Le premier dispositif à vérifier est le capital décès de l’Assurance Maladie. Si le défunt relevait du régime général (salarié, chômeur indemnisé, pensionné, etc.), la CPAM peut verser environ 3 909,94 €, dès lors que le décès survient dans les trois mois suivant la dernière activité ou situation indemnisée. Pour les agents publics, un capital spécifique est versé par l’employeur. Les demandeurs d’emploi indemnisés peuvent également bénéficier d’une allocation décès. Enfin, pour les retraités, la CNAV ou la CARSAT peuvent rembourser une partie des frais, jusqu’à 2 286,74 €, en prélevant sur les arriérés de retraite.

Aides locales et sociales : CAF, mairie et autres soutiens

De nombreuses familles sollicitent également la CAF. Selon les départements, une aide exceptionnelle pour les frais d’obsèques peut être accordée, généralement entre 500 € et 1 000 €, aux foyers ayant un faible quotient familial et au moins un enfant à charge. La demande doit être déposée rapidement après le décès auprès de la caisse de la CAF. Le parent seul élevant un enfant peut aussi recevoir l’Allocation de soutien familial pour aider à stabiliser son budget.

Lorsque les revenus et le patrimoine de la famille sont insuffisants, la mairie du lieu de décès doit organiser et financer des obsèques simples. La demande se fait généralement via le centre communal d’action sociale, qui vérifie l’absence d’actifs successoral. Par ailleurs, certaines caisses de retraite complémentaires, mutuelles ou organismes de prévoyance peuvent accorder des secours ponctuels. Il est conseillé de contacter ces organismes pour connaître les aides possibles.

Autres leviers : comptes, succession et assurances

Pour limiter l’avance de trésorerie, il est possible de demander à la banque un prélèvement direct sur le compte bancaire du défunt. La loi autorise un remboursement jusqu’à 5 965 €, sous réserve du solde disponible, sur présentation de la facture des pompes funèbres. Ce remboursement peut être effectué à un proche qui n’est pas héritier. En principe, les frais d’obsèques sont ensuite supportés par la succession, dans la limite de 1 500 € déductibles de l’actif.

Enfin, si le défunt avait souscrit une assurance obsèques ou une assurance décès, le capital versé peut servir à payer les frais funéraires.

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