Fiscalité 2026 : ce qui va changer pour vos impôts et vos démarches

Les règles fiscales en France évoluent régulièrement, suivant les lois de finances et les décrets. En 2026, l’absence de loi de finances votée avant le 1er janvier a conduit à un gel de plusieurs paramètres importants, notamment le barème de l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, certaines mesures déjà prévues par des textes antérieurs entrent en vigueur, comme l’obligation de déclarer les dons manuels en ligne ou la suspension de MaPrimeRénov’. Ces changements, souvent techniques, ont des répercussions concrètes pour les contribuables. Il est donc essentiel de connaître ces nouveautés pour remplir correctement sa déclaration fiscale et éviter les erreurs.

Les nouveautés concernant le mode de calcul de l’impôt en 2026

Un barème inchangé malgré l’inflation

Chaque année, le barème de l’impôt sur le revenu est généralement revalorisé pour tenir compte de l’inflation. En 2026, cette revalorisation n’a pas été effectuée, faute de loi de finances votée à temps. Les tranches d’imposition restent donc celles de 2025. Cela signifie que les contribuables dont les revenus ont augmenté en 2025 pourraient payer plus d’impôt, car l’absence d’indexation pèse davantage en période d’inflation. Ce gel du barème est particulièrement défavorable aux ménages modestes, qui voient leur pouvoir d’achat diminuer à cause d’une fiscalité plus lourde.

La fin de la contribution différentielle sur les hauts revenus

En 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) imposait une contribution minimale de 20 % pour les plus aisés. Elle concernait les célibataires avec un revenu fiscal supérieur à 250 000 € ou les couples au-delà de 500 000 €. En l’absence de budget en 2026, cette contribution a été supprimée à la fin de 2025. Les contribuables concernés voient leur imposition revenir au régime classique, ce qui peut réduire leur charge fiscale.

Des crédits d’impôt supprimés

Autre changement notable : la fin du crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques. Jusqu’en décembre 2025, cette aide permettait de bénéficier d’un avantage fiscal équivalent à 75 % des dépenses, dans une limite de 500 € par borne. En 2026, ce dispositif n’est plus reconduit. Les contribuables doivent donc ne plus cocher cette case dans leur déclaration, conformément aux instructions du gouvernement. Cette suppression s’inscrit dans une volonté de rationaliser les dépenses fiscales dans un contexte budgétaire tendu.

Les nouvelles obligations déclaratives et les cases à cocher

Déclaration en ligne des dons manuels

Depuis le 1er janvier 2026, la déclaration des dons manuels, tels que des sommes d’argent, bijoux, œuvres d’art ou actions, doit obligatoirement se faire en ligne, via le téléservice sur impots.gouv.fr. Cette dématérialisation vise à simplifier la gestion administrative et à mieux suivre les transmissions patrimoniales. Les contribuables doivent donc s’adapter à cette nouvelle procédure et ne plus utiliser les formulaires papier, sauf exception. Cette évolution marque une étape vers la généralisation des démarches numériques en matière fiscale.

Suspension de MaPrimeRénov’

Depuis le 1er janvier 2026, l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ est suspendue. Le dispositif est fermé, et il n’est plus possible de déposer un dossier. Les cases correspondantes ont disparu de la déclaration fiscale. Les particuliers ayant prévu des travaux doivent revoir leur plan de financement et ne pas attendre de déduction ou de crédit d’impôt associé. Cette suspension illustre l’impact de l’absence de loi de finances votée à temps.

Nouvelles mentions pour les allocations et revenus sociaux

Les ajustements liés à la revalorisation du Smic (+1,18 %), du plafond de la Sécurité sociale (+2 %) et des pensions de vieillesse (+0,9 %) impliquent des modifications dans les cases à remplir concernant les revenus sociaux. Les contribuables doivent vérifier les montants préremplis et signaler toute incohérence. De plus, un congé supplémentaire de naissance, indemnisé à partir de juillet 2026, nécessitera de nouvelles déclarations de revenus pour les bénéficiaires. Ces changements montrent que la déclaration fiscale s’étend désormais au-delà des revenus classiques, intégrant aussi les dispositifs sociaux et familiaux.

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