Retraités : pourquoi votre pension nette baisse malgré le montant inchangé

Chaque année, environ 14 millions de retraités affiliés au régime Agirc-Arrco perçoivent une pension complémentaire. En janvier 2026, certains ont remarqué une baisse de leur revenu net, parfois de quelques dizaines d’euros. Cette situation a suscité des questions. La première chose à savoir est que le montant brut de la pension reste inchangé. La baisse concerne en réalité le montant net, qui dépend des prélèvements sociaux et fiscaux.

Les raisons de la baisse de la pension Agirc-Arrco en janvier 2026

La mise à jour des prélèvements sociaux

Chaque début d’année, l’administration fiscale ajuste les taux de CSG, CRDS et CASA. Ces ajustements sont basés sur le revenu fiscal de référence (RFR), le nombre de parts fiscales et le lieu de résidence. Cette année, la mise à jour a été anticipée, puisqu’elle a eu lieu dès janvier, alors qu’elle intervenait habituellement en mars. Cette anticipation explique pourquoi de nombreux retraités ont vu leur pension nette diminuer immédiatement. Selon l’évolution de leurs revenus en 2024, certains ont pu passer dans une tranche supérieure, entraînant une hausse des prélèvements.

L’impact de l’impôt à la source

Bien que moins fréquent, un changement de taux d’impôt à la source peut aussi réduire le montant net. Les retraités qui ont demandé une actualisation en 2025 mais n’ont pas ajusté leur taux pour 2026 peuvent constater une baisse. Il est donc conseillé de vérifier régulièrement son taux sur l’espace fiscal pour éviter les mauvaises surprises. Cela permet de mieux contrôler ses prélèvements et d’anticiper d’éventuelles variations de revenus.

Un montant brut stable

Il est important de noter que la baisse observée concerne uniquement le montant net. Le montant brut de la pension est resté le même. Cette distinction évite toute confusion et montre que la réduction n’est pas une réduction de droits, mais une conséquence des cotisations sociales appliquées.

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Effet sur le pouvoir d’achat

Une baisse de quelques dizaines d’euros par mois peut sembler faible, mais sur l’année, elle représente une perte importante. Pour un retraité percevant 1 500 € nets, une hausse de la CSG peut réduire son revenu disponible de 40 à 60 € chaque mois. Cela impacte directement le budget quotidien, notamment pour la santé, l’énergie ou l’alimentation. Comprendre ces mécanismes aide à mieux anticiper et à ajuster ses dépenses.

Le dispositif de lissage

Depuis 2019, un système de lissage a été mis en place pour limiter l’impact d’une hausse soudaine des prélèvements. Concrètement, la hausse du taux (par exemple, passer du taux réduit de 3,8 % à une tranche supérieure) n’est appliquée que si les revenus restent deux années consécutives dans une nouvelle tranche. Cela protège les retraités dont les ressources fluctuent légèrement. Cependant, si vous étiez déjà dans la tranche à 6,6 % et que vos revenus vous placent directement dans la tranche à 8,3 %, la hausse s’applique immédiatement.

Anticiper l’impact sur le budget

Pour mieux gérer ces variations, il est conseillé de surveiller son revenu fiscal de référence, d’anticiper les revalorisations de pensions ou de revenus complémentaires, et d’ajuster son taux d’impôt à la source en conséquence. Des simulateurs en ligne permettent également d’estimer l’impact des prélèvements sur la pension nette. Enfin, une gestion budgétaire régulière, avec un suivi des dépenses, permet de limiter les effets de ces baisses et de préserver son pouvoir d’achat.

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